Une cloison intérieure a pour but de séparer une pièce pour pouvoir aménager un dressing, réaliser une autre chambre, quand les pièces sont trop grandes, mal agencées ou par besoin de pièce supplémentaire. Fixes ou amovibles, isolants ou non, pleins ou ajourés, les différents types de cloisons intérieures permettent à tout un chacun de trouver son bonheur.

Les types de cloisons

On peut citer 6 types de cloisons intérieures :

  • Amovibles. Ce sont les cloisons qui permettent de séparer physiquement une pièce en deux, sans les adopter en tant que solution définitive. Pour la plupart des cas, elles sont robustes si leur fixation demeure plus faible.
  • Sèches qui peuvent être en plâtre, en béton cellulaire ou en brique.
  • En verre qui se présentent sous forme de pavés de verre. On les emploie sur de petites surfaces et dans les pièces d’eau.
  • Pour pièces humides sont celles qui sont spécifiquement destinées aux pièces à forte hygrométrie.
  • Japonaises, inspirées de la culture orientale, peuvent être coulissantes ou non.
  • Atelier, sont idéales pour séparer deux pièces tout en conservant une belle luminosité.
  • Végétales sont constituées de plantes, pour apporter à une touche de verdure et, à la fois habiller l’intérieur.

Les précisions sur les cloisons

Quand on parle de cloisons BA13, SB, BRA, ces abréviations sous-entendent des informations, à savoir :

  • Le chiffre 13 identifie l’épaisseur de la plaque de plâtre (13 mm) et c’est celle qui est la plus utilisée.
  • L’acronyme BA, pour les bords amincis avec bandes à joints.
  • Les lettres SB pour les bords arrondis sans pose de bande.
  • L’acronyme BRA  pour des bords ronds amincis avec ou sans pose de bande.

Les cloisons sont constituées généralement de plâtre et habillées de carton. Elles se montent sur ossature et s’intègrent au sol via un rail.

Pour ce qui est du prix, les plaques de plâtre classiques sont vendues différemment : les plaques hydrofuges coûtent de 5 à 9 € le mètre carré si les plaques à isolation phonique coûtent de 4,5 à 10 € le mètre carré. Elles peuvent aussi combiner l’isolation phonique et thermique.

Les mises en œuvre d’une cloison intérieure

Brique, plâtre, béton cellulaire, etc., le choix du matériau se fait selon ses envies, son budget et le lieu de mise en œuvre. Ainsi, pour une séparation entre une chambre et un salon, on doit opter pour un matériau garantissant une bonne isolation acoustique. Pour une salle de bains créée dans une chambre, le choix évident est la cloison hydrofuge, pour éviter les moisissures. Un plancher à l’étage, en fonction de sa conception, ne pourra soutenir qu’un matériau léger.

Voici quelques solutions de mise en place de cloison intérieure :

  • Un montage « humide ». Les matériaux sont associés avec du mortier ou de la colle. Les cloisons sont montées avec des carreaux de plâtre, des briques creuses ou du béton cellulaire, etc. La mise en œuvre est facile et elle est conseillée pour des petites surfaces.
  • Un montage « à sec ». Il peut aisément couvrir de grandes surfaces d’un seul tenant ainsi que de bonnes hauteurs sous plafond avec des panneaux grand format. Leur montage s’effectue sur une ossature bois plus légère pour les plaques alvéolées. Il est réalisé sur ossature métallique pour les plaques d’autre matériau comme le plâtre, le ciment, la cellulose, etc. Ce dernier système autorise l’intégration d’isolants thermique ou acoustique.

Les briques comme matériau de cloison intérieure

Pour ce choix, les briques pour cloisons sont en terre cuite, souvent creuses. Elles proposent à la fois une isolation thermo-acoustique, une bonne résistance mécanique ainsi qu’une régulation de l’humidité. Les briques creuses pèsent 38,4 kg/m2 pour une épaisseur de 5 cm.

Après la mise en place des briques, deux faces de plaques de plâtre ou d’enduit à base de plâtre vont recouvrir la cloison.

Comme avantages, elles sont solides et insensibles aux dégâts des eaux, et assurent une durée de vie importante.

Comme inconvénients, elles sont chères et leur pose requiert un temps de séchage des plâtres, très long.

Son prix varie de 30 à 40 € le m2.

Le béton cellulaire comme matériau de cloison intérieure

Le béton cellulaire fait partie de la famille des bétons légers. Les carreaux sont constitués de sable siliceux, de ciment et de chaux. C’est un produit à « isolation répartie » si bien qu’il ne nécessite pas un isolant supplémentaire. Les carreaux pèsent presque deux fois moins que les briques plâtrières ou les carreaux de plâtre.

Comme avantages, ce matériau est très léger et offre une isolation thermique et acoustique performante. Ininflammable, il possède une grande résistance mécanique pour être un bon régulateur d’hygrométrie.

En guise d’inconvénients, les carreaux en béton cellulaire requièrent un enduit. Pour épouser toutes les formes, ils doivent bénéficier d’un façonnage par grattage ou ponçage.

Son prix s’estime entre 20 et 50 € le m2.

Les plaques de plâtre pour la cloison intérieure

Pour ce type de cloison intérieure, on utilise de grands panneaux de plâtre arborant un parement en carton sur les deux faces. Les plaques sont polyvalentes et conviennent à tous les usages. Elles se déclinent en bords amincis, arrondis ou ronds amincis.

Côté avantages, ce type de cloisons est le plus facile à mettre en œuvre. Légères, elles ne génèrent pas de grosses surcharges.

Côté inconvénients, elles détiennent de performances acoustique et thermique moyennes sans isolation.

Son prix se propose entre 5 et 15 € le m2.

Les panneaux alvéolaires pour la cloison intérieure

Les panneaux alvéolaires se composent de deux plaques de plâtre. Elles se solidarisent au moyen d’une âme cartonnée en forme de nid d’abeilles. Ces panneaux peuvent se décliner en trois types de joints : à bords amincis, ronds amincis ou arrondis.

Comme avantages, les cloisons en matériau alvéolaire sont économiques pour une mise en œuvre rapide.

Comme inconvénients, sa fixation nécessite un objet lourd ainsi que des vis spéciales à écartement.

Son prix s’évalue entre 20 à 25 € le m2.

Les plaques de cellulose et gypse pour la cloison intérieure

Ce type de cloisons se compose d’un mélange de plâtre issu de gypse naturel et de fibres de cellulose. Les plaques proposent une grande résistance aux chocs et de bonnes qualités d’isolation phonique. Hydrofuges, elles trouvent leur usage dans les pièces humides, tout en étant résistantes aux chocs.

Comme principal avantage, ces cloisons sont hygrorégulatrices et résistantes à l’eau et au feu.

Leur inconvénient réside dans son prix élevé.

Ce prix est de 28 à 40 € le m2.

Les briques de verre pour la cloison intérieure

Les briques en verre massif se constituent de deux demi-briques creuses assemblées par soudure à chaud. Ces cloisons créent une séparation, avec en prime, la luminosité. Elles se déclinent en de différents coloris : vert eau, bleu azur, gris cendré, reflets bronze, blanc, etc. Elles arborent également différents aspects : ondulé, satiné, sablé, lisse, opaque, bullé, etc. Comme avantages, elles sont insensibles à l’eau et proposent des performances thermiques et phoniques intéressantes.

Comme inconvénients, une telle cloison est lourde si bien qu’il faut s’assurer que le plancher saura résister à la surcharge.

Son prix est de 60 à 150 € le m2.

Les plaques de ciment hydrofuge pour la cloison intérieure

Ces plaques se composent de ciment, de fibres de renfort, de minéraux et d’additifs. Pesant 16 kg la plaque, elles proposent une très grande résistance mécanique.

En guise d’avantages, ces plaques de ciment hydrofuges sont résistantes aux chocs et au feu. Légères, elles permettent des manipulations plus faciles et moins harassantes.

Comme inconvénients, elles ne garantissent pas de bonnes performances acoustiques.

Son prix est de 20 à 30 € le m2.

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