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L’essentiel à savoir sur l’Eco construction

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L’éco construction concerne la construction ou la rénovation réalisée de la manière la plus écologique possible. Elle vise donc au respect strict de l’écologie à chaque étape de la construction, que ce soit en termes de l’assainissement, le type de maison ou la consommation d’énergie. La construction d’une habitation peut représenter un enjeu majeur dans le domaine de la consommation d’énergie, de la production de déchets et de l’emploi de matériaux ne générant pas de pollution pour l’environnement. Une habitation se doit de répondre à des exigences de confort, mais aussi d’une intégration la plus parfaite possible avec son environnement tout au long de son existence, soit de la construction jusqu’à la démolition.


L’éco construction désigne ainsi une démarche volontaire qui a pour but de limiter les impacts nocifs du bâtiment sur l’environnement, mais également les risques sanitaires inhérents aux matériaux utilisés. Elle implique le choix de produits écologiques provenant de matières premières abondantes ou renouvelables, gérées autant que possible de façon équitable et requérant des méthodes de fabrication nécessitant moins d’énergie. En un mot des gestes et des choix qui impliquent une réelle marque de respect envers l’environnement.


Dans la pratique, le secteur du bâtiment représente un domaine où le potentiel d’économie d’énergie est très important. Une implantation mûrement réfléchie, une meilleure orientation, un choix judicieux des matériaux, une isolation performante, l’utilisation d’énergies renouvelables, ce sont autant de solutions à ne pas négliger pour réaliser des économies d’énergie indéniables tout en minimisant les effets négatifs sur l’environnement, d’un projet de construction. Ainsi, l’éco construction répond à une nouvelle vision de l’habitat qui prend en compte trois axes principaux, à savoir, l’environnement, l’énergie et la santé. Elle permet de profiter d’un logement sain, agréable à vivre, peu énergivore et permettant de réaliser de grandes économies de fonctionnement. L’éco construction commence dès le choix du terrain.



L’éco construction : le choix du terrain


La localisation


La localisation du terrain a un lien direct avec la nature du projet de construction. Le meilleur choix consiste à opter pour un endroit avec des conditions optimales. Dans un milieu rural, la maison peut disposer d’un jardin et être éloignée du voisinage. Les coûts de raccordement à l’électricité, au gaz et à la voirie sont plus conséquents qu’en secteur urbain. L’existence ou non de voies d’accès doit également être pris en compte. Dans le cas il faut les réaliser, elles génèreront certainement un surcoût.


D’un autre côté, il est important de se renseigner sur les services susceptibles de faciliter la vie quotidienne comme la présence d’une école à proximité, d’un centre sanitaire, d’un médecin, d’une poste, d’une boulangerie, d’arrêts de transport en commun et d’autres commodités utiles à la vie de tous les jours. Si on en fait abstraction, on court le risque de subir les désagréments liés à des distances non négligeables entre l’habitation et les établissements scolaires ou les lieux de travail entraînant nécessairement, perte de temps, coûts supplémentaires, voire des  impacts environnementaux.


Les diverses activités avoisinantes peuvent également engendrer des nuisances sonores, olfactives, voire porter atteinte à la santé et à la tranquillité des futurs occupants de l’habitation. Dans la même optique, il est pertinent de prendre connaissance des projets futurs aux environs du terrain, pour ne pas avoir de mauvaises surprises, comme l’implantation ultérieure d’une zone industrielle, par exemple.



L’orientation


Le terrain doit assurer d’orienter le bâtiment de la meilleure manière possible, pour qu’il puisse bénéficier des apports solaires. L’orientation suivant l’axe Nord-Sud est recommandée, plutôt que l’axe Est-Ouest.


S’il est donné la possibilité de choisir parmi différentes parcelles constructibles (dans le cas d’un lotissement), plusieurs facteurs sont à prendre en compte.


Les parcelles qui profitent au mieux des rayons de soleil sont celles bénéficiant d’une orientation sud. Celle-ci permet de placer une terrasse ou un jardin d’hiver à l’arrière de l’habitation, car cette dernière sera exposée au soleil toute la journée. Cette orientation garantit la meilleure maîtrise de l’ensoleillement et empêche les gênes entraînées par le soleil comme l’éblouissement ou la surchauffe. Pour cette configuration, le garage peut être placé au nord.


Les parcelles dont l’orientation est tournée vers l’axe Est-Ouest sont moins intéressantes, car les apports solaires y sont réduits. Cela limite le chauffage naturel des pièces. De plus, la lumière est difficile à maîtriser à l’Est et l’exposition solaire y est relativement faible en hiver. Par ailleurs, les façades placées à l’Ouest sont plus exposées à des surchauffes pendant l’été si bien que les grandes surfaces vitrées y sont déconseillées;



L’éco construction : la topographie et la nature des sols


La topographie et la nature des sols peuvent causer la réalisation de travaux supplémentaires, et logiquement, un surcoût. Sur un terrain en pente par exemple, le fait de remblayer ou de décaisser, soit de se procurer ou d’évacuer des terres, représente un surcoût et en parallèle, une consommation supplémentaire d’énergie.


Côté nature du sol, un terrain argileux, de nature imperméable, est souvent sujet aux inondations. Pour en savoir plus, on peut se rapprocher des services techniques de la mairie. Ces derniers détiennent des informations utiles sur les risques naturels comme les inondations, les éboulements, les glissements de terrain. Ils peuvent vous renseigner ainsi sur les plans de prévention des risques. Lesdites informations prévoient des mesures de prévention à appliquer dès la construction.


Le relief du terrain peut également influencer sur la protection ou l’exposition au vent et à la pluie. Dans la pratique, le choix d’un terrain placé en hauteur ou sur un plateau dégagé (sur lequel les vents sont très importants), ou en lisière de forêt, de rivière représente des risques qu’il faut prendre sérieusement, en compte. On risque en effet dans ce cas des chutes d’arbres ou un apport excessif en humidité.



L’éco construction : quelques conseils en la matière


Le choix du terrain ne doit aucunement être précipité. En règle générale, il doit se faire après prise d’informations auprès de la mairie, de la Direction Départementale de l’Équipement ou DDE, du Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement ou CAUE.


Les futurs voisins peuvent également donner d’excellents conseils.


Pour les conditions d’ensoleillement et d’exposition au vent, la visite du terrain à plusieurs moments de la journée et de la semaine en donnera une idée plus précise.


Lors de la réalisation du projet de construction, il ne faut pas oublier que celui-ci engendre une modification du terrain. Le constructeur se doit donc de respecter les particularités naturelles existantes et préserver la vue, la végétation, le paysage et autres.


Tout cela impose de faire appel à un architecte ou un cabinet spécialisé de projets de construction. Ce type de professionnel est à même d’apporter des conseils durant les différentes phases du projet. Il saura élaborer des plans adaptés au terrain et aux souhaits du constructeur. Le maitre d’oeuvre est omniprésent lors des études préliminaires, comme la demande du permis de construire et la réalisation des plans d’exécution. Il assure la direction et la coordination des travaux. D’ailleurs, il est possible de solliciter ses services pour la totalité des phases ou pour certaines d’entre elles seulement.


Quoi qu’il en soit, à partir d’une construction d’une surface de 170 m2, le recours à un architecte est obligatoire. On peut faire le choix de son architecte par l’intermédiaire de l’Ordre des Architectes ou le Syndicat National des Architectes.


Le coût des services d’un architecte est variable et dépend de la complexité de la construction, des caractéristiques du terrain et de plusieurs autres facteurs. En général, il s’agit d’un pourcentage de l’ordre de 10 %, sur le montant des travaux qu’il dirige.



L’éco construction : l’architecture bioclimatique


Les avantages de l’énergie solaire


L’énergie solaire est une source d’énergie qui commence à percer et à gagner du terrain dans le domaine du bâtiment. Les principaux avantages garantis par l’énergie solaire sont sa propreté ainsi que sa grande disponibilité. Dans un logement bioclimatique, cette énergie apporte aux occupants de la lumière et de la chaleur.


Il existe une façon passive et une façon active d’employer l’énergie solaire.


L’énergie solaire passive est utilisée avec des aménagements comme les baies vitrées, les vérandas, les serres, etc.  La réalisation de tels aménagements nécessite de les intégrer au projet dès le départ, soit de les faire figurer dès la conception, dans le plan de construction. L’énergie solaire active résulte de la conversion des rayonnements solaires en chaleur ou en électricité grâce à l’usage des capteurs solaires ou des modules photovoltaïques.



L’éco-construction : les notions à connaître pour aborder la bioclimatique


L’ensoleillement comporte deux caractéristiques principales qui sont la trajectoire du soleil et sa durée d’exposition. Elles sont fonction de la position du soleil qui varie selon les saisons et définissent, ainsi les apports solaires. L’exposition de l’habitation, l’orientation des pièces intérieures, les emplacements des fenêtres doivent être déterminés selon l’ensoleillement.


En été, le soleil se situe haut dans le ciel si la journée solaire est longue. En hiver, le soleil est bas et est présent pour une durée moins longue. Ainsi, le rayonnement solaire est exploitable depuis une hauteur angulaire supérieure à 10 ° selon les obstacles naturels et de la faible intensité du rayonnement, à l’aurore et au crépuscule. D’une manière générale, plus la hauteur du soleil est élevée, plus on peut ressentir une importante intensité du rayonnement solaire.



L’architecture du bâtiment


L’architecture bioclimatique fait profiter dans une habitation, d’une température interne supérieure à la température externe en hiver, et inversement en été. À part les règles d’orientation du bâtiment, de répartition des pièces, du choix des matériaux, on peut également s’intéresser à la forme et à la nature de l’enveloppe du bâtiment.


Comme le vent engendre des déperditions thermiques sur les façades exposées, une maison peut s’en protéger grâce au relief du terrain, à la végétation, aux  maisons aux alentours, mais aussi grâce à sa forme. Effectivement, les formes de toitures basses ont la propriété de détourner le vent. De plus, les ouvertures d’un logement ne doivent pas être placées sur les façades très exposées au vent. Si cela n’est pas possible, on peut utiliser des sas d’entrée qui peuvent jouer le rôle de zone tampon.


Il existe des aménagements simples qui limitent les écarts de températures. Ils consistent à créer un gradient entre la température intérieure et la température de l’extérieur, par exemple. Aux abords du bâtiment, on peut installer des surfaces claires comme des dalles ou des graviers pouvant réfléchir l’énergie qu’elles reçoivent vers les murs, qui s’échauffent alors, légèrement. Les murs doivent posséder des couleurs absorbantes. Il est également possible de tirer parti du terrain s’il est en pente, en envisageant de l’enterrement d’une partie de la maison. Ainsi, le sol reste à une température constante d’une dizaine de degrés toute l’année et les déperditions sont réduites en hiver si l’habitation profite d’un rafraîchissement en été.



L’éclairage naturel


Comme les dépenses d’énergie en matière d’éclairage ne sont pas négligeables, une maison bien conçue réduira vos consommations. Et ce, même quand le ciel est couvert. La connaissance et la maîtrise de la capacité d’éclairement de l’habitation à différentes heures et périodes de l’année permettent d’organiser l’aménagement et tirer parti de l’éclairage naturel.



L’éco construction : l’apport de chaleur par rayonnement solaire


Le rayonnement solaire s’accompagne toujours de chaleur. Cet apport supplémentaire est avantageux en hiver s’il peut devenir gênant en été, à cause des éventuels phénomènes de surchauffe.


Le confort d’hiver est assuré si on sait tirer profit, le mieux possible des apports solaires passifs. Dans cette optique, l’architecture bioclimatique détient quelques caractéristiques essentielles consistant à capter, stocker, distribuer et réguler la chaleur.



Les principes de base d’une architecture bioclimatiqu


Capter la chaleur


Les bonnes orientations pour capter la chaleur


L’enveloppe du bâtiment joue un rôle de conservateur de chaleur, mais également de capteur. Telle une serre, les rayons du soleil sont captés par les surfaces vitrées. Ceux-ci atteignent les murs, les meubles et les sols, qui sont réchauffés selon leurs couleurs. Ce réchauffement génère en principe une réémission de rayons. Le verre ne peut pas laisser passer l’infrarouge qui a une longueur d’onde plus grande. La chaleur est ainsi emprisonnée et redistribuée dans la maison.


Comme évoqué précédemment, pour profiter au mieux des apports solaires de façon passive, le logement doit être orienté au Sud, car le soleil y est disponible tout au long de l’année. Ainsi, cette façade doit s’ouvrir à l’extérieur par l’intermédiaire de larges surfaces vitrées. Par contre, les orientations Est-Ouest ne sont pas recommandées puisque trop de surfaces vitrées à l’Ouest favorisent les surchauffes en été.


Des vitres à l’Est sont envisageables s’il n’existe pas de brumes matinales. Elles apporteront de la lumière et de la chaleur le matin.


Dans tous les cas, nous ne conseillons pas l’orientation au Nord. De même, il convient de minimiser les ouvertures sur cette façade. En effet, la lumière y est égale toute l’année et le rayonnement diffus est bas, ce qui donne un éblouissement difficile à contrôler au petit matin et le soir.


Il faut noter que certaines couleurs de matériaux présentent une absorption optimale de la chaleur. Ainsi, pour conserver la chaleur, les parois directement exposées au soleil doivent arborer une couleur foncée. Les moquettes ou les tapis ne sont pas à utiliser sur les surfaces d’absorption, car elles ne favorisent pas le stockage de la chaleur.


Les aménagements qui peuvent récupérer la chaleur sont de différents types.


 Les systèmes actifs courants sont les panneaux solaires. Ils transfèrent la chaleur à une réserve d’eau via un fluide caloporteur.


Les systèmes passifs se déclinent en des ouvertures vitrées telles que les fenêtres, les vérandas ou les serres. Celles-ci récupèrent la chaleur en laissant pénétrer le rayonnement solaire.



Les surfaces vitrées


La baie vitrée est la solution la plus simple et la mieux connue pour profiter de l’apport solaire. Quand l’énergie lumineuse arrive sur un vitrage, une part de cette énergie est réfléchie, une autre part absorbée et une autre, transmise à travers le vitrage. La part réfléchie varie selon l’angle d’incidence de la vitre. Au-delà d’une inclinaison de 50 °, cette part s’améliore jusqu’à ce que la lumière soit intégralement réfléchie pour une inclinaison de 90 °. Au Nord, les fenêtres proposent un bilan énergétique déficitaire, comme celles placées à l’Est et à l’Ouest. Pour ces orientations et dans le domaine d’apports solaires passifs, les fenêtres font seulement office d’éclairage et non de chauffage.


Ainsi, les baies vitrées orientées du Sud-Est au Sud-Ouest, ont toujours de bilan énergétique positif. D’une façon générale, il faut également privilégier une orientation au Sud et utiliser des doubles vitrages, peu émissifs.



La véranda


La réalisation d’une véranda doit être prise en compte au moment même de la conception de l’habitation. Le mieux serait de l’orienter au Sud pour être efficace et pour ne pas générer de surchauffe en été. Elle a pour rôle de former un espace tampon qui capte la chaleur, le piège et la distribue en hiver. Elle contribue ainsi au confort d’hiver et réduit les consommations d’énergie liées au chauffage.


Pendant l’hiver, le rayonnement solaire est capté par la surface vitrée. Par la suite, l’air de la véranda est réchauffé et sa température dépasse celle de la maison. Avec l’ouverture des fenêtres ou des portes liant l’intérieur et la véranda, un courant d’air réchauffe petit à petit l’air de la maison par convection. Les murs entre la maison et la véranda accumulent la chaleur et la restituent en différé. Cependant, les murs doivent être pleins et épais pour détenir une capacité thermique suffisante.


Pendant l’été, des protections solaires peuvent limiter l’exposition et éviter les surchauffes. Les ouvertures entre la véranda et l’extérieur assurent un tirage qui rafraîchit pendant la nuit. Il est nécessaire que 25 % de la surface vitrée puissent s’ouvrir pour un rafraîchissement efficace, la nuit.


Quelques critères doivent être respectés pour assurer une efficacité optimale de véranda.


La surface de vitrage doit être assez grande (au moins 20 m2) et orientée vers le Sud.


Pour assurer un réchauffement efficace de la maison, la véranda doit être suffisamment haute pour pouvoir s’étendre sur deux niveaux


Une véranda encastrée (intégrée au logement) garantit la maximisation des surfaces de murs. Elle a aussi l’avantage de bien réguler les variations de température par rapport à une véranda semi-encastrée. Celle-ci, en effet a moins d’emprise sur la maison.


Choisir une couleur foncée pour les murs et le sol d’une habitation permet de mieux capter les rayons solaires d’hiver.


Il ne faut jamais installer de chauffage au sein d’une véranda bioclimatique. C’est primordial pour éviter les condensations sur les vitres en hiver.


Si on a déjà des doubles vitrages extérieurs, ceux entre la véranda et le logement seront des simples vitrages.


Pour favoriser la circulation d’air, on doit pratiquer de grandes ouvertures vers l’extérieur.


Enfin, l’uniformité du sol (pas de différence de niveau entre le logement et la véranda) est à conserver pour générer une meilleure homogénéité thermique.



Stocker la chaleur


Une bonne adaptation de l’architecture à l’agencement des pièces, une isolation optimale et une étanchéité fiable des matériaux de construction lourds et massifs, constituent les conditions nécessaires pour qu’une habitation bioclimatique produise le meilleur rendement possible.


De cette façon, la chaleur sera mieux stockée et les nombreuses fluctuations de températures, atténuées.


Pour les zones implantées dans les climats tempérés, l’inertie du bâtiment, sa capacité à conserver la chaleur, doit être très importante pour qu’il jouisse au mieux de l’énergie solaire passive. C’est le rôle conservateur de l’enveloppe du bâtiment.



Distribuer la chaleur


Une fois la chaleur captée et emmagasinée, elle doit être restituée. Pour cela, l’aménagement du logement est très important. La règle à adopter est que les pièces principales doivent avoir accès à la façade sud, source de chaleur. La chaleur se propage par la suite vers les pièces orientées au Nord. Les pièces sont à disposer en conséquence. Les pièces ayant besoin de moins de chauffage comme le garage, la salle de bains et les toilettes sont à placer au nord de la maison.



Réguler la chaleur


L’inertie thermique des matériaux ainsi que par la ventilation assurent la régulation de la chaleur. Cela se fait de manière passive.



Le confort d’été


Pour jouir d’un bon confort thermique en été, il faut assurer une protection optimale des apports solaires, trop importants, afin de minimiser les surchauffes. En aucun cas, les dispositions adoptées pour assurer le confort d’hiver ne doivent pas constituer une source d’inconfort en été. Pour ce faire, on peut utiliser des masques et des protections solaires naturelles ou artificielles sur la façade sud, pour limiter la pénétration du rayonnement et empêcher les surchauffes.



Les moyens pour se protéger du soleil


Pour exploiter la chaleur du soleil en hiver tout en empêchant les surchauffes en été, des masques et des protections solaires sont plus qu’indispensables. Ces derniers améliorent le pouvoir isolant des fenêtres et contrôlent l’éblouissement. Ils peuvent être fixes, tels que les porches et les auvents ou amovibles comme les stores et les persiennes.


Les protections solaires fixes s’acquièrent à des prix non négligeables. Pour cette raison, il est nécessaire de bien mesurer et calculer leurs dimensions selon leur utilisation. À titre d’exemple, pour éviter les surchauffes, un auvent orienté au Sud doit autoriser le passage des rayons du soleil en hiver et les bloquer en été. La configuration de l’auvent dépend ainsi de l’orientation, de la latitude et du moment où il n’y a pas de soleil.


Il faut retenir que pour un projet de construction ou de rénovation, la bioclimatique est à concevoir et à imaginer dès le début du projet. Elle ne doit pas constituer une contrainte, mais au contraire un plus pour conférer une bonne protection face au climat et pour profiter des ressources naturelles, sur le plan réchauffement et éclairage des pièces de l’habitation. Dans cette optique, le terrain doit se prêter à une réalisation de ce type de conception selon ses caractéristiques topographiques, hydrographiques, climatiques et la végétation existante. Une isolation performante et une bonne inertie sont fortement souhaitables.



L’éco construction : l’isolation


L’isolation des parois a pour but de réduire la consommation d’énergie, jusqu’à 20 % dans les logements et 40 % dans le tertiaire. Elle se base sur l’isolation des parois et préconise pour ces dernières des valeurs appropriées de la résistance thermique (R).



Les intérêts de l’isolation


Dans une habitation mal isolée, les déperditions thermiques sont très importantes si bien qu’elles engendrent beaucoup de consommations d’énergie pour le chauffage des pièces, de l’eau chaude sanitaire et le recours à la climatisation en été. En plus des économies énergétiques directes, conséquentes, l’isolation thermique associée à une bonne ventilation réduit considérablement les coûts d’entretien et les risques d’humidité et augmente la durée de vie de l’habitation.


Par ailleurs, l’isolation confère un confort thermique et/ou acoustique aux occupants d’une habitation. Elle trouve son utilité dans la régulation de la température. Et ce, quelles que soient les conditions climatiques à l’extérieur (fortes chaleurs, grand froid, fortes intempéries, temps venteux…). Dans cette optique, toutes les parois du bâtiment, à savoir, les combles, les murs, les planchers, ainsi que les surfaces vitrées doivent faire l’objet d’une isolation de qualité.



L’isolation des combles


Les combles perdus désignent des espaces implantés sous la toiture et qui font office de grenier, en général. Comme on n’y aménage pas, inutile de les chauffer. Néanmoins, il faut toujours isoler leur plancher. On peut employer plusieurs types d’isolants pour cette opération. Il peut s’agir des fibres minérales en rouleaux munis de pare-vapeur, des isolants en vrac, de la laine de verre en vrac, des isolants en panneaux, etc.


Pour les combles habitables, ils peuvent constituer des espaces de vie supplémentaires sous la toiture. Néanmoins, pour que ces pièces bénéficient du même confort que les autres chambres, on doit aussi les chauffer. L’isolation de cet espace s’effectue en sous-face de la toiture avec des isolants à parement comme le bois ou le plâtre. L’isolation de ce type de combles est une opération délicate. Il faut en effe garder la ventilation naturelle et initiale de la charpente, soit une lame d’air de 3 cm entre l’isolant et la charpente. On doit également conserver la couverture sur l’intégralité de la surface du toit. On doit procéder à un doublage pour cet espace. Notamment quand on a affaire à des couvertures étanches à l’air comme le zinc ou la tôle.


La mise en place d’une pare-pluie, de type film de polyéthylène, est très souhaitable. Celui-ci assure une protection contre l’humidité et limite le développement de moisissures. On doit l’espacer de tuiles et de l’isolant avec l’utilisation des lames d’air. La lame d’air située entre le film et la toiture évacue l’humidité, pour garantir une bien meilleure protection à la toiture. Dans quelques cas, l’isolant intègre déjà un pare-pluie.


Il faut aussi mettre en place un pare-vapeur sur la face inférieure de l’isolant quand celui-ci n’en est pas encore pourvu.



L’isolation des murs


L’isolation des murs permet de réduire les pertes de chaleur et d’augmenter la température interne des parois. Pour l’isolation par l’intérieur, on peut installer des panneaux si pour l’isolation extérieure, un isolant est à répartir sur la surface externe du mur. Il permet de bénéficier d’une protection supplémentaire des intempéries grâce à un bardage ou un enduit.



L’isolation par l’intérieur des murs


Les avantages de l’isolation par l’intérieur résident dans le fait qu’elle ne modifie pas l’aspect extérieur de la maison et se réalise à un prix réduit.


Les inconvénients sont assez nombreux. A savoir, la réduction de la surface des pièces, la possibilité de gênes lors de l’ouverture et de la fermeture des portes et des fenêtres. D’autre part, la mise en œuvre peut être difficile si les murs concernés comportent des prises, des canalisations, des équipements à démonter. Mais son principal défaut est le risque de ne pouvoir traiter tous les ponts thermiques.


Comme solutions techniques dans le domaine de l’isolation par l’intérieur, on peut utiliser des panneaux simples d’isolants dotés d’une cloison de doublage. Mais à côté de cela, on peut ausi recourir à des panneaux composites composés d’un parement de plâtre et d’un isolant. La troisième option consiste à des panneaux sandwich où on va placer l’isolant entre deux plaques de plâtre.



L’isolation par l’extérieur


Cette solution d’isolation regroupe les opérations d’isolation et de ravalement de façade. Elle présente comme avantages le traitement d’un grand nombre de ponts thermiques pour assurer une meilleure isolation. Mais ce n’est pas tout puisqu’elle assure également la protection des murs des variations climatiques. L’ITE permet la non-modification de l’espace habitable et du décor intérieur des pièces. Par ailleurs, elle soustrait les occupants de la contrainte de déménager durant les travaux.


Comme inconvénients, l’isolation par l’extérieur, coûte plus cher que l’isolation par l’intérieur et elle modifie l’aspect extérieur du bâtiment.


Les solutions techniques qu’on peut utiliser en matière d’isolation par l’extérieur sont nombreuses.


En l’occurrence, on peut opter pour l’enduit mince sur isolant. Il s’effectue en un collage de l’isolant sur le mur. On procède en suite par la couverture avec un enduit spécifique muni de fibres de verre. L’opération se termine par l’application d’un enduit de finition.


On peut également utiliser un enduit hydraulique sur isolant en guise de remplacement d’un enduit mince. On va dans ce cas le projeter sous forme de mortier.


Les parements sur isolant constituent aussi une option. C’est un isolant que l’on va coller sur un support associé à des revêtements en carrelages, en pierres minces ou de panneaux de bardage.


Enfin, les vêtures sont encore des solutions envisageables. Ce sont des éléments préfabriqués qui comportent un isolant et une plaque de parement.



L’isolation des parois vitrées


On peut l’améliorer ou la renforcer avec des solutions de fermetures telles que les volets. Ces derniers réduisent les déperditions thermiques la nuit. Durant la journée, ils protègent des ravages de la surchauffe des rayons du soleil. Le meilleur compromis efficacité/coût en matière de fenêtre est le bois. On peut également opter pour des solutions mixtes comme une structure en aluminium et un parement en bois. En effet, ce mélange regroupe les qualités de ces deux matériaux. Cependant, comme il s’agit d’un produit haut de gamme, il faut y mettre le prix. A titre d’exemple, on doit débourser dans les 1500 € HT pour une baie vitrée de dimension 215 X 240 mm.


Par ailleurs, la nature du vitrage a une grande influence sur les performances thermiques. On peut évaluer ces dernières avec un coefficient de déperdition surfacique K, s’exprimant en W/m2.°C. Ce coefficient doit être le plus bas possible.


En matière de vitrage, le double vitrage à efficacité renforcée ou VIR se distingue de ses cousins. Son pouvoir d’isolation est effectivement deux fois supérieur à celui du double vitrage classique.


Le marquage Acotherm, quant à lui, définit des classes de performances thermiques Th. Les classes recommandées par la RT 2000 vont de Th5 à Th9 (si 9 est la meilleure classe).



L’isolation des planchers


Les déperditions thermiques au niveau du plancher ne sont pas les plus importantes. L’isolation des planchers a pour but de limiter les phénomènes de parois froides. L’isolation diffère selon qu’il s’agit de planchers sur du terre-plein ou de planchers installés sur vide sanitaire. Pour les planchers sur terre-plein, on ne doit envisager l’isolation que lorsque la sensation de paroi froide est désagréable. En général, quand on maitrise bien l’humidité, les déperditions thermiques sur les planchers diminuent. En effet, le sol endosse la responsabilité de la chaleur des pièces. Par ailleurs, son inertie est à même de réguler la température de la maison.


Pour isoler ces deux types de plancher, on peut citer deux techniques, à savoir :




  • L’isolation par la périphérie des fondations de la construction. On réalise l’isolation verticale des murs des fondations par l’extérieur. Elle doit atteindre le niveau situé au-dessus de celui du plancher. Cette méthode réduit de manière conséquente les ponts thermiques,

  • L’isolation du plancher lui-même par l’ajout d’une épaisseur de plus d’au moins 5 cm. L’isolant est remonté le long des murs suivant l’épaisseur de la dalle.


Il est également possible de réaliser une isolation en sous-face avec des panneaux composites.



Les matériaux d’isolation


Les matériaux d’isolation sont généralement disponibles sous les différentes formes. Il y a :




  • Les isolants en vrac. Ils peuvent prendre la forme de billes, de granulats, de paillettes, de flocons ou de laines en vrac. Leur livraison se fait en sac. Par ailleurs, la mise en œuvre se fait par déversement ou remplissage des caissons. Leur méthode d’utilisation peut se faire par insufflation dans des caissons ou cavités fermées. Cela peut se faire par flocage, par projection ou par incorporation dans la réalisation de bétons allégés. Même s’ils sont moins coûteux, leur mise en œuvre est délicate. D’où l’importance de toujours la faire réaliser par des professionnels à l’aide de machines.

  • Les isolants en rouleaux ou en panneaux semi-rigides. La texture et le conditionnement de ces isolants sont spécialement conçus en vue d’une mise en place manuelle. Leur mise en œuvre est assez aisée et n’impose qu’un outillage réduit.

  • Les isolants en panneaux rigides et les isolants composites. Ils ont été conçus pour résister à la compression. Ils peuvent accueillir directement les enduits de finition.


 

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