Coûts relatifs à un ascenseur : achat, installation et usage

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L’achat d’un ascenseur pour un immeuble en copropriété est un aspect valorisant pour l’ensemble du bâtiment. Mais cet équipement utile pour les usagers est un gros facteur de dépenses, de son achat, en passant par son utilisation jusqu’à son entretien. D’autre part, l’installation d’un ascenseur rehausse le coût d’usage d’un immeuble. Avant d’envisager la mise en place d’un tel équipement, voici à quoi il faut s’attendre en termes d’investissement.

Facteurs de prix d’achat pour un ascenseur

Comme tout produit de commerce, l’ascenseur se décline en un large éventail de modèles, lequel diffère sur un panel de caractéristiques. En résumé, les principaux traits distinctifs des modèles d’ascenseur sont :

  • Le type : élévateur, ascenseur.
  • Le mécanisme : hydraulique, à traction.
  • Le mode de pose : autoporté, à gaine.
  • Le niveau technologique : moteur télescopique, système à treuil, gearless.
  • La dimension qui indique aussi la capacité de charge.
  • Le design : équipements discrets, existence d’accessoires.
  • Le confort d’usage : matériaux opaques, absence d’à-coups, insonorisation.

Prenant en compte ces variables avec les coûts de fabrication (qualité de matériau, de l’ingénierie, etc.) propres à chaque marque, la tarification de l’ascenseur se diversifie. Il est peu faisable de donner une grille de prix précise et véridique à laquelle se fier. Mais de manière générale, selon la moyenne de prix actuel du marché (sans la main d‘œuvre d’installation), l’achat d’un ascenseur autoporté pour 6 personnes coûte 12.000 euros au bas mot. On compte environ 10 % de plus pour l’achat d’un ascenseur hydraulique de même portance. En fait, la plupart des ascensoristes proposent un tarif global d’achat avec coût d’installation, auquel s’ajoutent les coûts des éventuels entretiens.

Coût d’installation d’un ascenseur

Ici aussi, il est difficile d’avoir une estimation spécifiée, tant les motifs de majoration varient d’une entreprise à une autre (imposition, marge bénéficiaire, technicité, qualité du matériel, etc.). Mais encore, d’autres considérations techniques facilitent ou compliquent la pose, puis influent sur le coût évidemment, à savoir :

  • Le cadre d’installation : bâtiment existant ou nouvelle construction, installation intérieure ou extérieure, etc.
  • Le nombre d’étages.
  • D’autres difficultés liées à l’immeuble : ancienneté, configuration intérieure, etc.

Connaître le montant total de l’investissement dans la pose d’un ascenseur n’est donc possible qu’en s’adressant directement à un ascensoriste professionnel et agréé de préférence. Il sera le plus indiqué pour se charger d’établir une estimation plus proche de la réalité. Néanmoins, en guise d’indice et en se basant sur certaines études, il faut compter pas moins de 20 000 euros pour la pose d’un ascenseur autoporté dans un immeuble de 3 étages, plus une moyenne de 4 000 euros pour ajouter un étage. Ce coût est d’environ 22 000 euros pour un ascenseur hydraulique, plus une moyenne de 4 500 euros par étage additionnel.

Dépenses liées à l’usage d’une ascenseur

Peu importe le type d’ascenseurs, cet équipement est lui-même facteur de coûts pour le ou les copropriétaires de l’immeuble. On note trois principaux postes de dépenses qui sont à prévoir à son usage.

L’électricité

Un ascenseur ne fonctionne pas sans électricité. Même si les avancées modernes dans ce segment du bâtiment sont impressionnantes, il s’agit toujours d’un équipement énergivore. Pour le même ascenseur de 3 étages, on relève une consommation électrique entre 1200 kWh et 3400 kWh par an, soit une facture se situant entre 177 et 503 euros par an si on se réfère au prix actuel du kWh chez EDF. Mais en dehors de l’énergie, on doit prendre en compte un autre facteur de dépenses.

L’entretien

Il s’agit d’une opération obligatoire, comme stipulé dans la loi relative à l’Urbanisme et l’habitat n° 2003-590 du 2 juillet 2003. L’ascenseur s’utilise habituellement 24h/24. De ce fait, il est possible, dans une copropriété par exemple, que son utilisation soit intensive, du moins pendant certaines heures de pointe, pendant le week-end et les vacances. Du coup, l’usure de l’ascenseur est inévitable. Toutes les fonctionnalités de l’ascenseur doivent ainsi faire l’objet d’un suivi régulier et minutieux, par mesure sécuritaire.

Une personne autre que l’installateur peut être engagée pour effectuer l’entretien. Il peut évidemment s’agir d’une opération de contrôle et préventive, ou d’un entretien curatif. L’activité est déterminée dans un contrat de maintenance qui en délimite les conditions : fréquence des interventions, périodicité des examens et autres obligations. En ce qui concerne le coût de l’entretien d’un ascenseur, il varie d’une prestation à l’autre et peut être calculé de 2 manières :

  • Selon la taille du bâtiment et le type d’ascenseur. À titre d’exemple, on peut avancer un contrat annuel d’une moyenne de 2000 à 3000 euros pour l’entretien d’un dispositif pour 6 étages.
  • Selon le nombre de m² habités. Les entreprises d’entretien demandent en moyenne 2400 euros par an à un propriétaire qui dispose d’un immeuble de 4 étages de 200 m² de chaque soit 600 euros par étage.

Le contrôle technique

Il est attenant à l’entretien, mais constitue une dépense à part. Effectuée tous les 5 ans par un service spécifique indépendant, mais certifié, cette opération va « délester » le propriétaire de pas moins de 300 euros de plus.

La rentabilité d’un investissement pour un ascenseur

Pour le confort des utilisateurs de l’immeuble qui souffrent des contraintes de l’escalier dans une construction de plusieurs étages, l’installation de l’ascenseur est un apport avantageux. Et pour les copropriétaires, ce n’est pas un investissement vain, puisque comme exprimé supra, c’est un facteur de valorisation, rehaussant le standing du site (en vue d’un bail par exemple).

Outre les atouts intrinsèques, d’autres avantages peuvent se présenter.

Le crédit d’impôt

L’installation de cet équipement dans un domaine privé ouvre droit jusqu’à 25 % du coût total de l’installation en crédit d’impôt. Il s’agit d’un dispositif prorogé jusqu’à fin 2020.

Dépenses partageables et récupérables

Dans une copropriété, la mise en place d’un ascenseur doit avant tout être décidée par les 2/3 des copropriétaires. Les dépenses sont ensuite réparties selon la part de chacun dans l’immeuble, et selon une grille de partage établie de commun accord (décision des 2/3).

En cas de location, s’ils ne peuvent pas récupérer le coût de l’installation de l’ascenseur, les copropriétaires peuvent :

  • Soit, affecter au locataire les charges de fonctionnement de l’ascenseur (dépenses électriques, entretiens et réparations).
  • Soit, répercuter le coût de fonctionnement de l’ascenseur sur le loyer, si celui actuel est sous-évalué par rapport aux loyers pratiqués dans l’entourage pour un bien comparable. Cette démarche est prévue dans l’Annexe du décret n° 87-713 du 26 août 1987, en application de l’article 18 de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986.

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