La préparation de chantier

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La préparation d’un chantier n’est pas une mince affaire. En effet, cette expression sous-entend une multitude de tâches plus ou moins complexes avant de choisir les artisans. Ainsi, il faut mettre en place une bonne organisation du chantier pour travailler dans l’ordre. Effectivement, cette période correspond au fait de préparer et d’anticiper la réalisation des ouvrages, soit l’ordonnancement et l’organisation de l’intervention des corps d’état. Ces derniers travaillent en corrélation avec les bureaux d’étude et la maitrise d’œuvre. Durant la période de préparation de chantier, la réglementation encadre les obligations du maître d’ouvrage, du maître d’œuvre ainsi  que celles des diverses entreprises adjudicataires.

La durée de la période de préparation de chantier

Cette durée est déterminée par :

  • Le CCAP (Cahier des Clauses Administratives Particulières) ou le CCAG Travaux (Cahier des Clauses Administratives Générales) qui stipule une période de 2 mois (article 28), en marché public.
  • Le CCAP, sauf clause particulière. La durée est de 3 mois après la notification de l’entrepreneur, en marché privé.

Dans la pratique, la durée de la préparation de chantier est précisée dans le Dossier de Consultation des Entreprises ou DCE. Elle peut varier d’une opération à une autre selon les spécificités du projet. Cependant, un délai incompressible d’un mois devra être respecté pour l’établissement du PPSPS (Plan Particulier en matière de Sécurité et de Protection de la Santé) par l’entrepreneur.

Préparation de chantier : les démarches à accomplir

Du point de vue administratif, l’adjudicataire du lot se charge d’établir une :

  • Déclaration d’Intention de Commencement de Travaux (DICT) pour obtenir un plan de recollement des réseaux et ouvrages, des différents services techniques comme EDF (Électricité de France) et autres.
  • Demande de vérification de présence de couloir aérien auprès de la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile).
  • Des demandes de voiries pour occuper une partie de l’espace public lors des travaux (par exemple, l’utilisation d’échafaudage).
  • d’informer les riverains d’un éventuel survol possible de leur propriété par un moyen de levage.
  • De demander un constat d’huissier avant de commencer toute intervention sur le site.
  • D’établir les documents d’exécution, soit les plans de structure pour le gros œuvre.
  • De fournir les attestations d’assurance décennale et similaires au maître d’ouvrage précédant la Déclaration d’Ouverture de Chantier (DOC),
  • et de réaliser les autres tâches administratives requises : compte prorata, sous-traitance, etc.

Le PPSPS

Dans quelques cas imposés par la loi selon l’article L. 235-2 s du Code du travail, le maître d’ouvrage doit désigner un coordonnateur SPS (Sécurité et de Protection de la Santé) pour établir le plan général de coordination correspondant (PGCSPS). L’entrepreneur établit ainsi son Plan Particulier en matière de Sécurité et de Protection de la Santé (PPSPS). Ce document se doit d’être le plus exhaustif possible sur les méthodologies de construction ainsi que les modes opératoires utilisés. Cela a pour but d’anticiper et de répondre à tous les risques générés par la réalisation des travaux.

Le plan d’installation de chantier

Ce plan détient l’avantage d’être unique d’un chantier à l’autre. Il servira de preuve de l’implication (ou non) d’une entreprise dans les travaux de préparation de son chantier. Cette dernière doit présenter l’organisation générale du chantier, en conformité avec les plans reçus en retour de la DICT (Déclaration d’Intention de Commencement de Travaux). Le plan doit être validé par la maîtrise d’œuvre avant le début des travaux.

Le planning

L’entrepreneur établira un planning d’exécution des travaux de son lot. Il commence par réaliser l’ensemble des tâches préliminaires à cette opération comme les métrés opérationnel, les modes opératoires spécifiques… De ce planning découle une estimation des effectifs du chantier, pour prévoir le nombre de bungalows à mettre en place sur le chantier, par exemple. La période de préparation de chantier s’impose à toutes les parties prenantes du chantier même si certains projets nécessitent une réactivité importante et des cadences de travail rapides. Le planning servira d’outil efficace pour se parer de tous les accidents puisque chaque « participant » n’aura recours à la précipitation.

Le plan d’installation de chantier

Le plan d’installation de chantier (généralement nommé PIC) est établi par l’entreprise de gros œuvre. Ce document servira de référence dans un grand nombre d’étapes de la construction, car :

  • En phase DCE (Dossier de Consultation des Entreprises), il devient un guide aux entreprises remettant leurs offres de prix pour mettre l’accent sur quelques spécificités organisationnelles du projet.
  • En phase Étude de prix, l’entreprise planchera sur l’installation de son chantier. Si elle comporte un service méthodes, ce dernier s’assurera de l’établissement du PIC. Il veillera à une fiabilité optimale des frais de chantier. Associé au mémoire technique, ce plan d’installation de chantier aura un impact commercial de taille pour défendre la qualité technique de l’offre.
  • En phase EXE (Études d’Exécution), l’entreprise choisie emploie la période de préparation prévue au marché, pour achever son plan et installer son chantier. Quand les travaux seront lancés, le plan sera un support de discussions pour toutes les entreprises intervenant sur le chantier.

Préparation de chantier : le contenu du plan d’installation de chantier

On peut dessiner un plan d’installation de chantier avec des logiciels généralistes tels que AutoCAD ou similaire. Il existe également des logiciels de plan d’installation de chantier conçus spécialement à cet effet. L’avantage d’un logiciel d’installation de chantier est la possibilité d’y inclure des matériels comme les grues et les centrales à béton.

Le fond de plan

Le fond de plan est un point de départ à l’établissement du PIC. Il doit être constitué de :

  • La représentation du terrain actuel ou le plan topographique.
  • La représentation des ouvrages à construire ou les plans de masse.

Du point de vue graphique, il est recommandé d’utiliser des nuances de gris avec une luminosité de 30 à 90%.

Les clôtures

La loi impose la fermeture complète du chantier au public. Il est donc essentiel de représenter les clôtures sur le PIC en précisant :

  • Le type choisi, comme les clôtures grillagées ou les clôtures en bacs acier.
  • La hauteur de la clôture.
  • Les moyens d’accès au chantier comme les portails ou les portillons.

La base vie

L’entreprise choisie est tenue de mettre à disposition de ses salariés une base vie conforme à la réglementation en vigueur. Sur l’aspect quantitatif, celle-ci doit comprendre des :

  • réfectoires de 1,25 m²/personne.
  • vestiaires de même « volume ».
  • sanitaires, soit 1 cabinet et 1 urinoir pour 20 personnes et 1 lavabo pour 10.
  • bureaux en nombre suffisant et tout autre module exigé par la maîtrise d’œuvre.

Il est pertinent d’abriter les circulations entre les bungalows pour assurer la protection des ouvriers des intempéries. Pour préserver les zones de stockage, on doit positionner la base vie en dehors de la zone de survol de la grue. Elle doit au minimum être raccordée en réseau pour eaux usées, en eau potable, en électricité et en téléphonie. Ainsi, le plan d’installation doit détailler l’origine de tous les raccordements au chantier. Dès la phase d’étude, on visite le terrain pour repérer les différents points de raccordement. Les services techniques de la commune peuvent aussi fournir des informations utiles sur le sujet. Dans tous les cas, le distributeur peut fournir toutes les informations sur le positionnement des réseaux puisqu’ils sont habilités pour préciser où le chantier doit se raccorder.

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