Le terrassement est une préparation préalable du terrain recevant une construction. Par ailleurs, tous travaux de construction ou de rénovation requièrent, la plupart du temps, un savoir-faire essentiel. Par exemple, avant de bitumer un sol, il est essentiel de bien l’aplanir. Cela implique des travaux préliminaires, indispensables avant le bitumage. C’est le terrassement. Ainsi, le terrassement est une phase initiale, utile au démarrage de tout chantier de construction.

C’est une étape qui assure la pérennité de tous les travaux prévus grâce à la préparation du sol naturel afin que le futur ouvrage s’y ancre correctement. Il permettra ainsi d’éviter les problèmes éventuels et futurs tels que le tassement, l’effondrement, voire le glissement de sol. Selon le chantier, on pourrait recourir à un décaissement (la mise à niveau de l’intégralité du terrain) ou à un remblai (comblement de divers fossés), si en général, les travaux de terrassement reposent à la fois sur des remblais et des déblais.

Historiquement, les travaux de terrassement constituent l’activité la plus ancienne de la branche travaux publics. On peut compter 3 400 entreprises locales et régionales qui réalisent en France les travaux de technicité courante liés au terrassement, pour le compte de clients particuliers, des communes et des organismes publics. Parmi elles, on peut compter une vingtaine d’entreprises françaises qui manipulent chaque année plusieurs millions de m3 de terrassement.

La meilleure période pour effectuer les travaux de terrassement est la saison froide lorsque le sol est gelé (pour les régions du nord). À part cette région, il vaut mieux choisir la période la plus sèche pour ne pas travailler sur un terrain détrempé. Cela donne le temps de pouvoir préparer à l’avance le projet, de contacter, de choisir et de réserver le terrassier le plus apte à mener à bien la tâche et de discuter avec lui de l’organisation du chantier.

Le terrassement en zone difficile d’accès

Lorsque le terrain faisant l’objet de travaux de terrassement est difficile d’accès, le terrassement requiert des travaux préalables et spécifiques. Cela consiste notamment à déboiser et à réaliser un accès au terrain pour les engins. En effet, dans le cadre de travaux de construction, il est indispensable d’avoir un accès au terrain assurant le bon déroulement des travaux. Parmi les zones qualifiées de difficiles d’accès, on peut citer les terrains à forte pente, ceux qui sont très étroits ou situés dans des zones de plantation dense. Dans ces cas-là, on doit prévoir divers aménagements pour faciliter le passage d’engins qui seront logiquement des engins lourds.

En plus de la commodité de l’accès, le travail consiste à le renforcer pour qu’il puisse supporter le poids des engins. Ceci est nécessaire pour prévenir tout glissement de terrain. Il se pourrait même qu’on ait besoin de prévoir un contournement pour ouvrir la voie au chantier.

La création de l’accès pour les travaux

La création d’une voie d’accès constitue une étape très importante avant la réalisation de travaux de construction. Celle-ci peut même imposer d’importants frais qu’il ne faut point négliger lors de l’établissement du budget. Et particulièrement pour un terrain situé dans une zone difficile d’accès. La voie d’accès créée doit être à la fois large et haute, pour permettre un passage sans encombre aux camions et aux divers équipements de chantier. Le chemin doit être solide en tout temps, même en cas de fortes pluies. De ce fait, l’épaisseur doit être assez conséquente pour empêcher l’embourbement ou similaires. Ainsi, différentes opérations seront réalisées par l’entreprise à laquelle les travaux de terrassement sont confiés.

Elle se charge de retirer toute la terre végétale pouvant aller jusqu’à une profondeur d’une trentaine de centimètres ou même plus. Ensuite, elle met en place un film géotextile pour éviter que la terre ne se mélange pas à la première couche de roche concassée qu’elle va mettre dessus. Les travaux s’enchaînent par la mise en place d’une première couche de roche dispersée sur une épaisseur d’une vingtaine de centimètres. À noter, au passage que la pente maximale permettant une bonne évacuation d’eau est de 10 % et tout au moins de 5%. On doit en tenir compte lors des travaux précédant le commencement du terrassement proprement dit.

Les différentes étapes de travaux de terrassement

Comme le terrassement permet à la construction finale d’être stable, aucune des étapes suivantes n’est pas à négliger. Il s’agit :

  • Du piquetage. Cette étape sert à délimiter le terrain pour s’assurer que les travaux sont parfaitement conformes aux plans de l’architecte. Dans la pratique, il permet de ne pas endommager les canalisations, qui sont à répertorier lors de cette étape. Le piquetage donne une assurance supplémentaire au propriétaire que la construction finale ne gênera pas le voisinage, et qu’il n’y aura pas litige ultérieurement.
  • De l’évacuation des eaux. Elle est réalisée pour maintenir la bonne stabilité du terrain, même en temps humide. Les travaux consistent à creuser un sillon pour assurer l’évacuation de l’eau de pluie, à poser des canalisations, voire des drains.
  • Du décaissement. C’est la première étape de déblai. Elle est aussi connue sous le nom de décapage. À ce stade, la terre végétale est enlevée pour ne garder que les couches du sol les plus adaptées à la construction.
  • De la mise en place d’un film géotextile. Ce film sert à protéger la construction de la remontée des racines des végétaux. Il permet aussi d’éviter que la terre naturelle présente sur le terrain ne se mélange pas au remblai.
  • Du remblaiement. C’est la dernière étape du terrassement.

En d’autres termes, le terrassement désigne un ensemble de travaux ayant pour but la mise en forme du terrain avant la construction. Le processus appelé aussi modelage revient à lui conférer la forme finale souhaitée tant en aspect qu’en résistance mécanique. Le travail se résume au déplacement de différents matériaux se trouvant dans le sol. Il s’agit entre autres de la terre, l’argile, le sable, les roches, les cailloux, les détritus jusqu’à l’obtention du sol stable. C’est seulement ce dernier qui sera apte à recevoir les fondations de l’ouvrage à bâtir.

En matière de terrassement, différentes techniques sont utilisées. Elles peuvent être manuelles (avec utilisation de pelle et de pioche) ou mécaniques (le terrassement par aspiration).

Le piquetage

Lors du piquetage, le géomètre commence par repérer avec précision les bornes et les limites de terrain. Pour cela, il peut consulter les propriétaires voisins et mesurer au décamètre toutes les dimensions pour bien vérifier la conformité du plan de bornage aux dimensions réelles. Les travaux de piquetage doivent être effectués en accord avec le terrassier. Ce dernier ne manquera pas de donner les consignes et la méthode à laquelle il est habitué.

Le géomètre choisira un point de référence pour le nivellement, en tenant compte du niveau naturel du sol, des écoulements, de la visibilité par rapport au chantier et de tout autres paramètres utiles. Cette référence se situera en un endroit non concerné par les travaux et pouvant être situé rapidement avec certitude.

On peut en profiter pour tracer au sol le pourtour et la disposition des ouvertures, en usant du plâtre en poudre ou en tendant des ficelles entre des piquets.

Les travaux de déblaiement

Les travaux de déblaiement constituant la première partie des opérations de terrassement proprement dit ont pour but de préparer le terrain à recevoir la construction. Le déblaiement impose une étude préalable du sol pour en vérifier la composition et correspond plus précisément à l’étape des fouilles. Au déblaiement sont associés certains travaux variant suivant la nature du terrain.

 Dans tous les cas, on doit procéder au décapage pour le triage de la composition du terrain. Il consiste à retirer de la terre végétale pour ne garder que les couches pouvant supporter la construction ainsi que des plantations.

Pour un terrain en pente, le déblaiement se poursuit par une opération de remblaiement pour niveler le terrain. Si ce n’est pas le cas, il intervient après le piquetage dont l’objectif est de délimiter le terrain.

La terre déblayée est stockée sous forme de remblais provisoires. Si la terre est de bonne qualité, elle peut servir à aménager un jardin ou un verger, sinon elle est évacuée.

Le décaissement

Après les travaux de déblaiement, on procède au décaissement qui concerne directement la construction. Il consiste à creuser en profondeur l’emplacement de la maison pour y implanter les fondations et à déterminer la mise en place de la cave ou d’un garage en sous-sol. À cette étape, l’emplacement des canalisations ou de tous les conduits est également déterminé.

La pose du film géotextile

Le film géotextile vise la stabilisation du terrain. C’est un tissu constitué principalement de fibres synthétiques, notamment du polypropylène. Il se caractérise par sa très forte résistance, mais pourtant son toucher doux. Il se présente sous la forme d’une trame, tissable ou non. À noter qu’à part son utilisation dans le domaine des fondations du bâtiment, il est également employé par les jardiniers et les paysagistes pour isoler des espèces végétales pendant les plantations.

Quoi qu’il en soit, ce textile perméable présente la particularité de laisser passer l’eau, pour éviter la prolifération de moisissures et autres champignons. En revanche, il est très efficace pour empêcher les végétaux de repousser. Déposé directement sur le sol, il propose un nivellement irréprochable. Aussi, le film géotextile évite que la couche de terre ne se mélange avec le remblai. En effet, l’étape finale consiste à mettre dessus une couche de remblai.

Le remblaiement du terrain

Comme les opérations successives composant le terrassement sont toutes prévues pour combiner leur effet dans le but de stabiliser l’assise de la fondation du futur ouvrage, le remblaiement est l’étape renforçant les actions ultérieures. De ce fait, il permet également d’instaurer des bases solides et stables à la future construction. Autrement dit, il permet de parfaire le modelage pour optimiser la stabilité du terrain. Le remblaiement est également utile pour la surélévation d’un sol, la recréation d’une pente, le comblement des vides ou des tranchées. En principe, la terre remuée occupera plus de volume qu’une terre tassée si l’épaisseur du remblai est majorée de 20 à 30 %, pour un tassement de 15 % en moyenne. Cette épaisseur de remblai diffère selon sa destination, et effectivement, il faut :

  • 10 cm de remblai pour la réalisation d’une allée piétonne.
  • 20 cm pour un passage de voitures.
  • 30 cm pour une voie accessible aux camions.

En règle générale, une couche de remblai se compose d’une couche de grosses pierres, d’une couche de concassé et d’une finition en sable ou en gravillon. Le remblaiement s’effectue après qu’on ait réalisé le bornage du terrain.

Les différentes opérations constituant le remblaiement

Avant de réaliser le remblai d’un terrain, il est indispensable de faire une déclaration au préalable et de demander une autorisation en fonction de la hauteur. Il en est de même pour la surface et la localisation du terrain à remblayer. Les travaux doivent être conformes à une certaine réglementation liée à l’utilisation des sols ainsi qu’aux principes de protection de l’environnement. Le remblaiement peut commencer une fois les autorisations requises, obtenues. Le professionnel démarre par un décapage de la terre végétale, enchaîne par la réalisation des tranchées et par la pose des regards et des fosses. En réalité, la terre est répartie au sol en fonction de la forme qu’on souhaite donner au terrain. La consolidation du remblai peut durer entre 1 à 10 ans, selon la nature et l’épaisseur du remblai.

La stabilisation du sol

Cette étape constitue une action importante dans la mesure où elle permet la valorisation du sol et en augmenter la portance, grâce à l’apport de chaux ou de ciment. Ce processus de stabilisation assure la mise en place de fondations durables et adaptées aux particularités et aux spécificités du terrain. La stabilisation peut intervenir quand les travaux ont débuté et qu’on s’aperçoit que le sol n’a pas la portance escomptée. La stabilisation peut être réalisée à l’aide de différents matériaux selon le type de sol.

  • Pour les sols très humides de type argileux ou limoneux, le professionnel de terrassement a souvent recours à une stabilisation à la chaux aérienne. Le mélange utilisé se prépare en fonction de l’étude de sol.
  • Pour les sols dont la terre de remblai est de bonne qualité, on a recours à un liant hydraulique comme du ciment ou de la chaux hydraulique.
  • D’autres matériaux tels que des liants hydrocarbonés ou des liants mécaniques sont aussi utilisés à cet effet.

En guise de travaux de préparation, on doit prévoir des emplacements de stationnement pour les engins de chantier. À chaque finalité correspond la préparation du terrain. Certains terrains peuvent avoir besoin de décapage. Par la suite, le liant est tendu et malaxé, avant d’être compacté. Selon le type de liant, cette dernière étape peut être réalisée tout de suite, après le malaxage ou bien après plusieurs heures de pause.

Le talutage du  terrain

L’étape de talutage ne concerne que les terrains en pente. Il fait également partie des travaux de terrassement. Il détermine comment une pente doit être exploitée ou aménagée. C’est une méthode efficace pour empêcher l’éboulement en éliminant la poussée des terres. Il peut aussi concerner l’implantation des piscines creusées et l’aménagement de berges. Le talutage s’effectue en fonction du degré de la pente :

Pour un talus présentant 100 % de pente, il faut réaliser soit des protections anti éboulements ou des consolidations, en fonction de la nature du sol. Comme ce genre de pente présente de grands risques d’érosion, il est également nécessaire d’y planter rapidement, des végétaux et de les ancrer à l’aide de grillage ou de filets.

Pour un talus présentant une pente de 65 %, on aura besoin de planter rapidement des végétaux à cause des risques d’érosion si les protections anti éboulement ne sont plus nécessaires. Cependant, on peut réaliser un fascinage, un enclos en bois tressé qui maintient le talus avec des piquets profondément enterrés.

Pour un talus présentant une pente de 50 %, les engins de tonte peuvent y accéder pour permettre les plantations et l’engazonnement.

Pour un talus présentant une pente de 33 %, on optera pour des talus paysagers, faciles à planter et accessibles.

Enfin, pour un talus présentant une pente de 25 %, les travaux spécifiques seront superflus, car il permet déjà l’accès à tout type de véhicule.

Quand les talus sont consolidés, on doit procéder à un sous-solage, avant de planter toute végétation et de répandre de la terre arable. Cette étape repose sur le fait de décompacter la terre à au moins un mètre en profondeur. Elle a pour but de rétablir la porosité de la terre pour en faciliter la prise des racines en profondeur.

Pour ce faire, il faut respecter la quantité de terre de terre arable, nécessaire au bon développement des végétaux soit 1 m de profondeur pour les arbres, 50 cm pour les arbustes et 20 cm pour les gazons.

Dans le cas d’une piscine, le talutage consiste en la consolidation de ses berges, pour les stabiliser et éviter tout effondrement.

L’évacuation de la terre

Tous travaux de terrassement engendrent de grandes quantités de gravats à déblayer et de la terre à déplacer. Avant de faire appel à une société spécialisée dans l’évacuation de la terre, il faut considérer différents éléments en fonction de la construction envisagée, du type de terrain et du lieu des travaux.

Ainsi, avant d’envisager d’évacuer la terre, il faut se rendre compte de sa qualité. À titre d’exemple, la terre végétale possède une réelle valeur, alors une partie peut être mise de côté. En effet, elle peut être réutilisée sur le terrain, dans un potager ou pour la fabrication de compost. Comme précautions, il est judicieux de prévoir l’enlèvement durant une période sèche de l’année, car il est difficile de manipuler de la terre mouillée. Si la terre est de bonne qualité, on peut passer une annonce pour proposer à des entrepreneurs ou à des particuliers de venir la récupérer, de manière gratuite ou non.

Dans le cas des quantités de terre peu importantes, procéder à l’enlèvement soi-même peut assurer une économie assez significative. Par ailleurs, il s’avère pertinent de contacter la mairie ou la déchetterie pour avoir tous les renseignements nécessaires sur les modalités d’évacuation et les réglementations en vigueur. Toutefois, il ne faut pas oublier que s’occuper soi-même de l’évacuation de la terre peut faire appel à la location d’engins et du matériel tel qu’une, benne ou un camion… De plus, on doit détenir une certaine expérience du maniement de ce genre d’engins spécialisés, voire un permis de conduire CACES (Certificat d’Aptitude à la Conduite En Sécurité).

En général, si le terrassement est réalisé par une entreprise spécialisée, la prestation de l’évacuation de la terre est comprise dans le devis.

Le terrassement par aspiration

Le terrassement par aspiration consiste au déblaiement d’un terrain en profondeur par le fait d’aspirer les matériaux, du sol. Elle permet également d’intervenir sur une grande variété de terrains sans porter préjudice aux câbles, aux canalisations ou aux racines des arbres. Pour ce faire, le professionnel de terrassement utilise un engin spécial, en l’occurrence de l’excavatrice aspiratrice. Ce n’est autre qu’un gros aspirateur doté d’une benne prévu récupérer les déblais. De plus, elle est munie d’un système de déversement permettant d’éliminer facilement les matériaux.

Les atouts du terrassement par aspiration

Le terrassement par aspiration présente de nombreux avantages qui sont entre autres, le fait :

  • De réduire les coûts dans la mesure où elle propose une solution complète avec un véhicule unique pour éclater, aspirer et évacuer.
  • D’être un mode de fonctionnement non agressif pour les réseaux enterrés qui sont entièrement préservés pour ne subir aucun endommagement.
  • D’être un outil adéquat pour éviter au mieux les accidents.
  • D’améliorer d’une façon conséquente les conditions de travail des ouvriers.
  • De maintenir en permanence la propreté de l’environnement durant toute la durée de l’opération. En effet, les matériaux nuisibles à l’environnement s’aspirent et s’éliminent sans générer aucune pollution. En même temps, ils assurent la protection des arbres et de leurs racines.
  • D’assurer l’exécution du chantier avec rapidité et discrétion. Cette méthode utilisant un engin spécial qu’est l’excavatrice est nettement plus rapide que le terrassement manuel. Celle-ci aspire les déblais et les garde dans la benne qui lui est intégrée,
  • D’être une intervention aisée dans les petits espaces. L’excavatrice convient aux travaux en zone urbaine et pour les interventions dans les passages étroits.

Les cas où l’utilisation du terrassement par aspiration est à privilégier

Le terrassement par aspiration est une méthode de terrassement moderne pour nettoyer le chantier, décaisser le terrain, préparer une allée, remplacer les graviers tout en entretenant les arbres au niveau des racines… Ses applications ciblent autant les particuliers que les professionnels. Elle trouve surtout son utilité pour :

  • Le dégagement des canalisations pour des travaux de changement ou de réparation.
  • Le déblaiement et l’enfouissement.
  • L’assèchement des bases d’une construction.
  • L’enlèvement de différents matériaux comme la pierre, le gravier, la boue, les déchets végétaux, le sable, la terre, l’eau…
  • En un mot, la réalisation de terrassement.

La location du matériel pour effectuer le terrassement

Quand on parle de terrassement, il s’avère souvent nécessaire de louer des engins. Ceux-ci s’utilisent en fonction des spécificités des travaux.

Ainsi, on peut trouver des équipements qui permettent de creuser ou de faire remonter de la terre vers la surface, comme la pelleteuse qui se décline en version mécanique ou hydraulique. Cet engin peut se composer d’un châssis reposant sur des pneus ou d’une chenille. C’est un moteur qui actionne une tourelle capable de pivoter sur 360 degrés qui assure son fonctionnement. Pour les mêmes travaux de creusage et de remontée de terre, on peut également avoir recours à la rétro caveuse ou tractopelle

Le bouteur ou le bulldozer, qui se déplace avec des roues ou des chenilles est encore un des engins courants pour le terrassement. Ce type d’engin est reconnaissable à ses deux bras articulés. Selon leur position, cet appareil permet de terrasser la terre en la raclant, d’étaler le déblai et de transporter de la terre d’un endroit à un autre.

Il y a également la niveleuse avec son imposante lame orientable jusqu’à 90 degrés. On recourt à cet engin pour ajuster les revêtements ou le remblai.

On n’oublie pas de citer le rouleau compresseur, un équipement lourd qui intègre une presse de forme cylindrique. Il intervient pendant l’étape de finition pour tasser la terre ou pour uniformiser le revêtement. Le camion de chantier n’est pas en reste pour assurer le transport des éléments sur le chantier, ou encore la bétonnière pour la préparation du béton.

Le professionnel de la location de matériel de terrassement

Étant donné le coût exorbitant d’un engin de terrassement, la location est la solution la plus rentable pour mener à bien les travaux de terrassement d’un chantier de construction. La location des équipements nécessaires se fait auprès de prestataires spécialisés. Ainsi, la pelleteuse, le camion ou le rouleau compresseur se louent avec ou sans chauffeur. La location se fait sur la base d’un forfait, d’une location longue durée ou d’un tarif horaire. En général, les tarifs sont dégressifs et peuvent varier selon le type de matériel. Il est important de bien planifier les travaux pour bénéficier de la meilleure formule. Dans tous les cas, il ne faut pas oublier l’assurance pour être couvert en cas d’imprévus.

La pertinence d’un professionnel de terrassement

Le recours à une entreprise de terrassement est la décision la plus judicieuse pour réaliser les travaux. Surtout si le chantier est de grande envergure ou le terrain est en pente. En effet, travailler le sol représente de nombreux risques que seul un professionnel dans le domaine est à même de maîtriser.

Ainsi, dans le cas de la construction d’une maison ou d’une route, le sol doit obligatoirement supporter une lourde charge. Il ne doit pas comporter le risque de s’affaisser sous le poids de diverses infrastructures ou du trafic. Le terrassier est le professionnel qui doit posséder de solides connaissances sur la nature du sol, notamment sa texture. En fonction de ces données en présence, il propose une solution adaptée à chaque type de terrain. À titre d’exemples, un sol compact requiert moins de traitement qu’un sol argileux, sableux ou limoneux. La réalisation des travaux doit pourtant se faire dans les moindres détails et avec toutes les précautions nécessaires.

Le choix de l’entreprise de terrassement

Comme les travaux de terrassement englobent plusieurs prestations, il est plus que nécessaire de faire appel à une entreprise ayant une spécialisation en la matière. Or toutes les entreprises de construction peuvent ne pas proposer les seules prestations nécessaires au terrassement ni les mêmes tarifs pour des prestations identiques. Ainsi pour tout projet de terrassement d’un terrain, il faut s’assurer que l’entreprise choisie propose des prestations existant réellement dans les travaux de terrassement.

Il est à noter que la mention faisant référence à l’outillage et au matériel utilisé est très importante. En effet, plus une entreprise possède des outillages et des matériels adaptés aux sols, plus elle est à même d’effectuer un travail de qualité.

Vérifiez si l’entreprise possède bien les assurances professionnelles nécessaires pour mener à bien sa mission. C’est une garantie contre les mauvaises surprises. En outre, elles certifient également de son sérieux.

Par ailleurs, le terrassier professionnel doit détenir un diplôme professionnel pour pouvoir exercer son métier. Entre autres, un

  • CAP (Certificat d’Aptitude Professionnel) constructeur en canalisation des travaux publics.
  • Baccalauréat professionnel travaux publics.
  • CAP constructeur de routes.
  • Baccalauréat professionnel technicien du bâtiment, organisation et réalisation de gros œuvre (TEBORGO)
  • CAP conducteur d’engins, travaux publics et carrières.
  • BP (Brevet Professionnel) conducteur d’engins de chantier de travaux publics.
  • et un BP maçon (pour les plus expérimentés).

À part son professionnalisme, les qualités personnelles comptent pour beaucoup. Le terrassier doit faire preuve de sociabilité et doit être toujours disponible pour son client.

De toutes les méthodes de recherche (Internet et annuaire), le bouche à oreille est de loin la meilleure alternative. Il est efficace pour trouver et choisir l’entreprise de terrassement sérieuse et de qualité.

Le devis de terrassement

Les mentions inscrites dans un devis sont déjà des critères pour juger du sérieux ou non, d’une entreprise de terrassement. Dans la pratique, certaines mentions et autres indications sont obligatoires. Les mentions qu’on peut voir dans un devis de terrassement sont principalement :

  • La date prévisionnelle du début de la prestation.
  • Le délai d’exécution des travaux.
  • L’ensemble des détails relatifs à la prestation.
  • Le prix de la prestation.
  • La date d’établissement du devis.

Plus un devis est complet et précis, plus la qualité de la prestation sera plus sûre.

Les facteurs de prix d’une entreprise de terrassement

Il ne faut pas oublier qu’un terrassier professionnel ne travaille pas sur une grille tarifaire prédéfinie. Quel que soit le projet de terrassement, l’entreprise de terrassement l’étudiera attentivement et proposera un tarif en conséquence. Comme il est très rare que deux entreprises de terrassement différentes proposent le même prix, il est de bon usage de demander le maximum de devis. Vous allez ainsi pouvoir comparer au moins trois devis de terrassiers différents.

À part la main d’œuvre et le matériel spécifique utilisé, le coût d’une prestation de terrassement se définit par de nombreux autres critères. L’ensemble de ces éléments permet au terrassier d’évaluer le futur coût de la prestation. Comme facteur de prix, il peut s’agir du :

 Volume de terrassement

En effet, c’est la surface à terrasser qui définit le prix de la prestation. C’est la raison pour laquelle le prix du terrassement se calcule au m2 ou au m3.

L’état du terrain

Le terrain peut être difficilement accessible, en mauvais état, rocailleux ou plutôt sableux. Ce sont autant de critères qui influent sur le prix. Tous ces types de terrain ne demandent pas la même main d’œuvre. Par ailleurs, ils ne requièrent pas le même temps de prestation.

La profondeur à creuser

C’est un facteur de coût important qui est à considérer particulièrement pour le terrassement de piscine, la création de fossés et le cubage.

Type de prestation

À chaque opération correspond un prix défini.

L’entreprise contactée et la région du site 

Les tarifs varient en effet d’une région à une autre.

Le tarif horaire moyen d’une entreprise de terrassement

Compte tenu de tous ces éléments précédents, le tarif horaire des entreprises de terrassement débute à 60 €. Il peut néanmoins grimper jusqu’à 90 €. Il existe certaines entreprises de terrassement qui facturent leur prestation à la journée. Leur prix varie généralement entre 400 et 700 € la journée.

La comparaison des devis

Recevoir les devis est une chose, mais il faut savoir les comparer. Il existe trois éléments indispensables qu’on doit prendre en compte lors de la comparaison des devis d’artisans pour le terrassement. Ce sont, la comparaison des tarifs, celle des prestations et celle des conditions de réalisation des travaux.

La comparaison des tarifs

Pour commencer, le premier réflexe doit consister à comparer les tarifs. Un devis d’artisan ou d’entreprise de terrassement digne de ce nom propose un tarif très détaillé. Il renseigne sur le prix de chaque prestation. À ce propos, il est important de comprendre et de distinguer :

  • Le tarif final hors taxes et toutes taxes comprises TTC.
  • Le coût de chaque prestation (main d’œuvre, fourniture, terrassement, enlèvement des déchets, frais de déplacement…).

Dans tous les cas, si les prix ne semblent pas clairs, il ne faut pas hésiter à réclamer plus de détails.

La comparaison des prestations

Le prix n’est pas le seul critère qu’on doit surveiller. Il faut s’assurer que l’artisan ait bien compris les besoins du client et propose en conséquence des services adaptés. À titre d’exemple, tous les services de terrassement ne vont pas forcément inclure l’enlèvement des déchets. Il faut s’assurer que le devis inclut cette opération, sans quoi il va constituer un surcoût.

La comparaison des conditions

Tout devis doit mentionner les différents détails qui pourraient avoir leur importance, comme :

  • Les conditions de paiement.
  • Le déroulement des travaux.
  • Les éventuelles garanties, surtout en cas de retard.
  • Le délai d’exécution des travaux.
  • Le début et la fin des travaux…

Souvent, ce sont les petites conditions ou les garanties proposées qui font qu’un terrassier soit plus intéressant qu’un autre. Ainsi, il faut bien penser à les prendre en compte au moment du choix du spécialiste des travaux de terrassement.

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