La toiture, c’est un peu comme la cinquième façade de la maison. Constituant la face supérieure d’un bâtiment, le toit est l’ultime rempart face aux intempéries et à toutes agressions extérieures verticales. Elle peut être en tuiles, en bac acier, en zinc ou même végétalisée, selon le goût et préférences de chacun. Quoi qu’il en soit, la pose de chaque type de toiture doit se conformer à une technique particulière et à confier à un bon couvreur.

La première mission que doit assumer le toit est donc la protection du bâti et des occupants. De plus, étant une partie du bâtiment visible de l’extérieur, en dehors des façades, il lui incombe également le rôle de rehausser l’aspect esthétique du bâtiment voire le personnaliser. Pour certaines régions, le toit des bâtiments, notamment la couverture constitue une identité architecturale.

Ainsi, étant donné l’importance du toit et de ce qu’on attend de lui, la conception, la réalisation, l’entretien du toit méritent la plus grande attention et doivent faire l’objet d’un budget à part entière. Par ailleurs, à propos toujours des toits on peut choisir entre différentes formes, selon ses besoins et ses envies, si les contraintes régionales sont mises de côté. Dans cette optique, il y a le toit en pente (à un ou plusieurs pans), le toit arrondi (en dôme, en flèche, etc.), le toit terrasse, végétalisé ou non. Enfin, le toit désigne tout un ensemble d’éléments tout aussi importants les uns que les autres, si on ne cite que la couverture, la charpente et le système d’isolation.

Les différentes fonctions d’une toiture

Une fonction de protection

La toiture est exposée en permanence à toutes sortes d’agressions. Les pluies battantes, les rayons de soleil, ardents des journées estivales, le rude froid de l’hiver, le vent, la neige poudreuse, le gel, les poussières, les sables fins, les feuilles mortes, etc. Ce sont autant d’éléments qui peuvent fragiliser le toit et par conséquent, le bâtiment, menacer la santé et la sécurité des occupants. En effet, le confort et la santé des occupants sont aussi importants, voire plus que la solidité du bâti. Ce sont en tout cas deux choses interdépendantes.

Ainsi, le toit doit répondre à des critères de qualité spécifiques relatifs à la pente de la toiture, aux systèmes d’évacuation des eaux, aux dispositifs prévus pour la ventilation et l’aération, à une résistance mécanique convenant au climat de la zone d’implantation du bâtiment (la charpente si elle existe y joue un grand rôle).

Une fonction isolante

Il n’est plus à démontrer que la toiture est la paroi de la maison qui entraîne les plus fortes déperditions de chaleur. Ainsi, l’isolation de la toiture pour l’économie d’énergie et le confort intérieur constitue un acte essentiel dans la construction des maisons et fait même l’objet de réglementations strictes compensées par des aides. Pour les nouvelles constructions, la Réglementation Thermique 2012 (RT 2012), en vigueur actuellement précise les objectifs de performance à atteindre et impose un seuil de consommation d’énergie à 50KWhep/m2/an. Cet objectif vise à grande échelle la préservation de l’environnement et la survie de la planète par la limitation des émissions de gaz à effet de serre.

De manière similaire, depuis le 1er novembre 2006, le Diagnostic de Performance Energétique ou DPE devient obligatoire pour toute vente de logement ou bâtiment en France métropolitaine. Ce diagnostic réalisé par des professionnels permettra d’identifier les consommations prévisionnelles d’énergie des logements mis en vente ou à louer. Pour chaque individu, une maison bien isolée est celle qui permet le plus d’économie en facture d’énergie et dans laquelle il jouit du confort optimal.

Une fonction décorative

La partie technique mise de côté, la forme, la pente, l’architecture de la toiture, le format et le coloris du matériau, choisis, sauront apporter à l’habitat son originalité et son authenticité, contribuant à valoriser le patrimoine. Les accessoires comme la forme de lucarne y sont aussi pour quelque chose. Actuellement, il n’est pas étonnant de voir que de plus en plus de maîtres d’ouvrages enlèvent les tuiles existantes pour changer le modèle ou le coloris. Ce genre d’opération n’est pas forcément coûteux puisque les fabricants ont conçu des modèles à même de remplacer les anciennes tuiles sans obligation de changer les liteaux.

La fonction d’aménagement

La hausse constante des prix de l’immobilier contribue à la volonté de rechercher une optimisation de l’espace habitable. De manière évidente, l’espace sous toiture devient une source de valorisation importante du patrimoine, tant dans la construction que la rénovation. Dans la pratique, l’espace sous toiture peut constituer jusqu’à 100 % de surface habitable supplémentaire grâce à l’aménagement des combles. Par ailleurs, concevoir un espace de vie en hauteur reste toujours moins cher que réaliser une nouvelle construction.

Les préoccupations environnementales liées à la toiture

La toiture d’aujourd’hui n’assure pas seulement les fonctions citées ci-dessus, elle étend également ses domaines de compétence pour répondre aux préoccupations environnementales. On voit ainsi l’engouement des propriétaires à opter pour une toiture végétalisée qui a un impact écologique (dépollution de l’air urbain), technique, paysagiste, sanitaire et économique, certain. Il en est de même de l’installation de panneaux solaires ou de capteurs thermiques sur la toiture. Ils permettront de récupérer une partie du rayonnement solaire pour la convertir en électricité destinée à l’alimentation en énergie du ballon d’eau ou du chauffage.

Les types et formes de toiture

On peut citer plusieurs formes de toiture, pour autant de styles et de rendus différents. La toiture peut offrir plusieurs choix de types et de formes, associés à différentes qualités techniques et esthétiques. Comme forme de toit, on peut opter entre trois grands types : le toit arrondi, plat et en pente. Le présent article traitera plus en profondeur la toiture en pente étant donné qu’elle reste encore la plus courante en France.

La toiture arrondie

C’est en quelque sorte une version plus originale de la toiture en pente dans la mesure où elle comporte comme elle une charpente. Elle rencontre de plus en plus de succès auprès des particuliers en raison de son design novateur, son originalité. Elle est en effet encore assez rare en maison individuelle. Mais on l’apprécie surtout pour les avantages qu’elle procure. En effet, elle offre plus d’espace pour les combles, autorise une meilleure performance thermique et permet une évacuation d’eau très facilitée n’abimant pas les façades.

Elle peut être en simple ou double courbe, en dôme, en flèche ou en tourelle, autant de créativités que permet l’imagination. Enfin, elle est compatible avec les différents matériaux de couverture, courants (tuiles petits formats, zinc, tôle, bois, etc.)

La toiture plate

C’est la toiture des maisons contemporaines et elle peut être accessible ou non. Quand elle est inaccessible, elle peut être végétalisée. Ne comportant pas de charpente à proprement dit elle est remplacée par un support adapté, son succès s’explique par les multiples avantages qu’elle propose. À ce propos, son grand atout réside dans le fait de pouvoir récupérer en hauteur la surface qu’on n’a pas au sol et de pouvoir créer ainsi un espace de vie supplémentaire ou un véritable jardin dans le cas de l’éco toit.

Ce dernier présente des avantages indéniables en faveur de la santé et de l’environnement surtout en zone urbaine. Sur le plan technique, elle assure une performance thermique et acoustique meilleure, si elle est réalisée suivant les normes par des professionnels spécialisés.

La toiture en pente et ses différentes déclinaisons

La toiture en pente reste très répandue en France. Elle permet à la fois une très bonne évacuation des eaux pluviales et leur récupération facile. Avec les différentes déclinaisons offertes par le nombre de pans, on n’aura que l’embarras de choix en termes d’esthétisme.

Un toit en pente peut être à :

  • Un seul pan, toiture composée d’un seul versant appelée encore toiture mono pente. On la trouve souvent dans les régions montagneuses, car elle évacue plus rapidement la neige pour éviter que celle-ci ne s’accumule pas, dessus. L’accumulation pourrait peser sur la structure et risquerait de l’endommager.
  • Deux pans ou toiture à deux versants. C’est la forme la plus commune et la plus simple d’un toit en pente.
  • Quatre pans. Cette toiture possède quatre versants égaux. Ils se rejoignent au sommet, et au centre du bâtiment, généralement de forme cubique.
  • Deux pans en croupe. Les croupes de forme triangulaire se situent sur les deux longueurs de la toiture.
  • Deux pans avec lignes de coyau. Ce type de toiture permet d’avoir un comble retroussé. Sa partie basse de faible taille, est relevée par une poutre et est moins inclinée que la partie haute.
  • Deux pans avec lignes de bris. Toiture pour comble à la Mansart ou comble mansardé ou encore comble brisé. Chaque versant de la toiture se compose de deux pans n’ayant pas la même inclinaison. La partie haute de la toiture s’appelle le terrasson, la partie basse plus inclinée se nomme le brisis si l’arête où ces deux pans se rejoignent est la ligne de bris.

En particulier, il y a la toiture en L ou en T qui est celle correspondante à une double toiture pour bâtiments accolés. Elle nécessite une noue, ou une jonction entre 2 pans, parfaitement réalisée.

Les composantes du toit en pente

Sans approfondir les propriétés relatives à la charpente le système d’isolation, et de la couverture, on peut rencontrer plusieurs éléments sur la toiture en pente. Ce sont des accessoires nécessaires pour renforcer le toit dans les différentes missions qu’elle est en charge (technique et esthétique), mais aussi des éléments de base de l’architecture en pente.

Les composantes de la charpente

Les composantes de la charpente qu’elle soit traditionnelle ou industrielle, sont :

  • Les liteaux ou lattes. Ce sont des pièces de bois sur lesquelles sont mises en place les tuiles ou les ardoises.
  • Les chevrons (inexistants en toiture industrielle). Ce sont des pièces de bois posées dans le sens de la pente et fixées aux pannes et prévues soutenir les liteaux ou le voligeage.
  • Les pannes. Ce sont les pièces de charpente posées horizontalement et qui relient les fermes (cas de charpente traditionnelle)
  • Les voliges. Ce sont les planches de bois rectangulaires placées à des distances réduites les unes des autres, sur les chevrons. Elles constituent un plancher continu ou voligeage pour supporter les matériaux de couverture de toiture.

Les différents éléments de l’architecture en pente

Les différents éléments composant l’architecture en pente sont :

  • La noue. C’est la ligne creuse par laquelle se joignent deux pans de toiture.
  • L’arêtier. Au contraire de la noue, c’est l’endroit où se joignent deux pans de toiture qui forment une saillie. Il constitue la ligne de partages des eaux qui ruissèlent sur le toit.
  • Le pignon. C’est la partie triangulaire d’un toit qui lui donne deux versants.
  • La rive. C’est la ligne de la partie haute d’un pan.
  • Le faîtage. C’est le sommet du toit qui relie les deux pans de la toiture. La faîtière est la tuile particulière qui couvre le faîtage d’un toit.
  • L’avant-toit. C’est la partie du toit qui fait saillie, débordant hors du mur. Il sert à créer de l’ombre ou à se protéger des intempéries.

Les accessoires pour optimiser l’esthétique et les performances techniques du toit

Les accessoires du toit visant à optimiser son esthétique et ses performances techniques ou à le protéger. À ce propos, on peut citer :

  • La chatière. C’est un élément de couverture possédant une petite ouverture destinée à l’aération des combles ou de l’espace sous la couverture.
  • Le solin. C’est un dispositif visant à garantir l’étanchéité d’une couverture contre un mur ou une souche de cheminée, comme, le mortier par exemple.
  • Les lucarnes. La lucarne est une ouverture de toit comportant une devanture (la fenêtre), deux faces latérales et une couverture à deux ou trois pentes. En tant que fenêtre elle sert principalement à inonder de lumière l’espace sous toiture, en particulier les combles. Elle se décline en plusieurs formes pour satisfaire tous les goûts esthétiques. Il y a la lucarne, rentrante, bombée, rampante, en trapèze, en œil-de-bœuf, en chien assis, en chapeau de gendarme, jacobine, meunière, capucine ou encore en outeau.
  • La fenêtre de toit. Placée dans la même pente que la toiture, c’est le cadre qui la supporte. Elle remplace de plus en plus le vasistas (cadre en vitre, fixe ou non), plus difficile à manipuler.
  • Le puits de lumière. C’est le conduit qui transporte la lumière naturelle à l’intérieur de la maison. Il est souvent employé pour les pièces sombres qui ne possèdent pas d’ouverture classique.
  • Le conduit de fumée. C’est une ouverture qui permet d’évacuer vers l’extérieur les fumées venant des appareils comme les chaudières, les inserts ou les foyers ouverts et fermés.
  • La gouttière. C’est un canal partant de la base de l’égout d’un toit. Il récupère les eaux pluviales pour les stocker ou les envoyer vers un autre canal.
  • Le closoir. C’est un produit utilisé pour assurer l’étanchéité du faîtage ou de l’arêtier. Il prend la forme de rouleaux à dérouler sur les surfaces concernées.
  • Le parafoudre et le paratonnerre, le premier pour protéger les installations, le second, le bâtiment.

Les combles

Quand on parle de toit en pente, on ne peut pas ne pas parler des combles. Les combles correspondent à l’espace limité par la toiture et le plafond. Ils peuvent être transformés en espace de vie ou de rangement dans le cas des combles aménageables. On obtient des combles directement aménageables avec une charpente traditionnelle avec ses fermes non encombrées et la hauteur sous toiture égale au moins à 1,80 m. En revanche, les charpentes industrielles ne permettent pas d’aménager directement les combles en espace de vie. Ce sont des combles perdus.

À noter que le comble à la Mansart ou comble mansardé ou comble brisé et le comble retroussé, dont les configurations découlent de la forme des pans du toit, sont assez courants et ont le mérite d’être évoqués.

La charpente de toiture

Au-delà du fait de contribuer à la stabilité de l’ensemble de la construction, la charpente a pour rôle de soutenir les éléments de couverture de la toiture, soumis aux charges variables du changement de climat. Elle détermine la pente du toit, le volume et le type de revêtement le plus approprié. Il est important de faire la distinction entre les 2 principaux types de charpente existants qui sont la charpente traditionnelle et la charpente industrielle, toutes deux des charpentes en bois. À noter que la charpente peut être fabriquée avec du bois lamellé-collé ou encore du métal.

La charpente traditionnelle

La charpente traditionnelle est la plus couramment utilisée dans les maisons anciennes. Elle est réalisée avec des fermes en bois massif. Ces dernières délimitent généralement un volume ultérieurement transformable en comble habitable.

La charpente traditionnelle est réalisée sur la construction, avec pour la plupart du temps, une réalisation sur mesure. Avec elle, il est possible de varier la forme de la toiture en 2 pans, 4 pans, d’insérer des lucarnes, etc. Ce sont autant d’éléments qui participeront à créer une esthétique et une personnalité propres à l’habitation.

La charpente industrialisée

La charpente industrialisée est souvent utilisée dans les constructions modernes. Elle est constituée de « fermettes » en bois préfabriquées en usine. Ce sont des pièces de bois de faibles épaisseurs, triangulées en forme de M ou W. Elles sont robustes, stables et permettent de supporter les charges de la toiture. Cependant, cet enchevêtrement de pièces composées par les fermettes distantes d’environ 60 cm seulement rend les combles plus difficilement aménageables.

Le système d’isolation de la toiture

Quand une maison est mal isolée, on peut avoir uniquement par la toiture jusqu’à 30 % des déperditions de chaleur. Bien isoler le toit de la maison permet de mieux la conserver et de bénéficier d’un confort optimum. Les techniques et les matériaux d’isolation de toiture varient selon les attentes et le type de charpente. Par ailleurs, l’isolation peut être renforcée par d’autre dispositif comme l’écran sous toiture. Enfin quand on parle d’isolation de qualité elle sous-entend toujours une étanchéité efficace

Les techniques d’isolation de la toiture

On utilise deux méthodes pour isoler la toiture, l’isolation par l’extérieur ou l’isolation sur toiture et l’isolation par l’intérieur ou isolation sous toiture.

L’isolation par l’intérieur

C’est la technique plus couramment utilisée étant plus facile à mettre en œuvre et peut dans certains cas se faire soi-même. Elle est généralement employée lors d’un aménagement de combles habitables. L’isolation par l’intérieur consiste à poser l’isolant (habituellement sous forme de rouleaux ou de panneaux semi-rigides) sous la couverture existante.

Elle ne demande aucune intervention sur la toiture. L’isolant peut être mis en œuvre en monocouche (isolant directement appliqué sur les chevrons) ou en bicouche (première couche posée par calage sur les chevrons et deuxième couche en recouvrement de façon croisée). Pour les combles perdus, on utilise des flocons d’isolant qu’on insuffle à l’intérieur pour combler le moindre interstice.

L’isolation par l’intérieur est plus économique, mais réduit l’espace habitable et oblige les occupants à quitter l’endroit lors des travaux.

L’isolation par l’extérieur

C’est une technique proposant d’excellentes performances thermiques. Elle vise à réduire les transferts de chaleur liés aux ponts thermiques. À ce propos on a le choix entre deux procédés. Il s’agit de l’utilisation soit, des  panneaux sandwichs ou des caissons chevronnés (panneaux isolants posés sur les chevrons ou les pannes), soit l’utilisation du procédé sarking (une solution d’isolation sur mesure et qui nécessite un chevronnage plan).

L’isolation par l’extérieur est à confier à des professionnels spécialisés (surtout le procédé sarking, une technique assez récente, mais efficace), d’autant plus qu’il s’agit d’un travail en hauteur. C’est une technique qui coûte chère, qui augmente la hauteur du toit, mais qui peut rehausser son aspect esthétique. Pour les occupants, il n’y a aucune contrainte à quitter la maison pendant les travaux. De plus, la technique n’entame en rien au volume de l’espace habitable.

À noter que l’isolation permet de bénéficier des aides et de TVA à taux préférentiels, à condition de confier les travaux à des professionnels et de respecter les performances requises. Au contraire de l’isolation par l’intérieur, l’isolation par l’extérieur requiert de l’autorisation des travaux, voire du permis de construire.

Les matériaux d’isolation des toitures

Il existe de nombreux matériaux isolants pour toiture. Nous évoquerons ici les plus courants seulement.

Les principaux isolants utilisés en isolation sous toiture

Les principaux isolants utilisés en isolation sous toiture sont : la laine de verre, la laine de roche (en panneaux, en rouleaux ou en flocons), les isolants synthétiques comme le polyuréthane. On incite à remplacer ce dernier par des isolants plus écologiques.

Lors de la mise en œuvre, on pose un pare-vapeur du côté extérieur de l’isolant (côté chaud), au-dessus des panneaux et des rouleaux pour protéger l’isolant et la charpente, des vapeurs d’eau. On effectue la finition avec du plâtre, du crépi ou du bois.

Les principaux isolants utilisés en isolation par l’extérieur

Les principaux isolants utilisés en isolation par l’extérieur sont, les laines minérales dont la laine de verre ou de roche, les isolants issus de l’industrie du pétrole comme le polystyrène extrudé et la mousse de polyuréthane. Comme précédemment, les deux derniers isolants sont à substituer par des isolants écologiques, étant donné leur nocivité pour l’environnement et la santé.

Les écrans sous toiture

En construction comme en rénovation, les couvreurs professionnels proposent d’accroître la protection de la toiture via l’insertion d’écran de sous toiture qui peut être un film bitumineux, synthétique, hautement perméable à la vapeur d’eau ou réfléchissant.

Les avantages offerts par les écrans sous toiture

Même si les écrans sous toiture ne sont pas obligatoires dans les règles de la construction, ils constituent quand même des éléments importants à plusieurs niveaux, pour assurer :

  • Une meilleure ventilation de la toiture.
  • Une réduction de la perméabilité à l’air.
  • Une limitation du soulèvement des éléments de couverture sous l’effet du vent.
  • Une protection des locaux sous-jacents envers la pénétration de neige poudreuse.
  • Une centralisation à l’égout des infiltrations d’eau accidentelles.
  • Une protection envers les pénétrations de poussières, sables et pollens.
  • Une réduction des risques d’entrée d’animaux nuisibles dans les combles.

Les types d’écrans sous toiture

On peut les répartir en quatre grandes familles que sont les :

  • feuilles bitumées, les plus anciens, mais encore fortement utilisés. Ils sont étanches à l’eau et plus lourds que les autres écrans sous toiture. Ils proposent une meilleure résistance au vent.
  • films synthétiques micro-perforés. Ils sont plus légers que les bitumés. Les fabricants les proposent en version opaque ou transparente. De surcroît, ils sont plus rapides à mettre en œuvre. Ils nécessitent quand même une bonne ventilation de sous-face des tuiles et de l’écran, car ils sont peu perméables à la vapeur d’eau.
  • écrans hautement perméables à la vapeur d’eau (HPV). Ils constituent la génération la plus récente d’écrans de sous toiture. Il est possible de les poser directement sur l’isolant. Qualifiés de respirants, ils sont perméables à la vapeur d’eau et sont adaptés à tous les types de toit.
  • et les écrans réfléchissants. Ils constituent une barrière radiante, bitumée ou respirante. Les écrans réfléchissants sont capables de réfléchir une grande partie des rayonnements infrarouges depuis l’extérieur comme de l’intérieur. Ils les concentrent dans la lame d’air qui leur fait face. Par ailleurs, ils contribuent ainsi à l’amélioration du confort thermique des pièces situées sous les combles. En outre, ils peuvent aussi, selon ses composantes, compléter une isolation thermique en place, lors des travaux de rénovation d’une couverture.

Les différents matériaux de couverture

Tuile, ardoise, tôles, bois, etc., on peut trouver de nombreux matériaux entrant dans la gamme de choix de revêtement de toiture.

Le toit en tuiles, en terre cuite

L’irremplaçable toiture en tuiles est la plus répandue en France. La tuile en terre cuite doit la pérennité de son succès à ses multiples avantages tels que la solidité, la durabilité, son côté ininflammable, son caractère écologique et son rendu esthétique. Les tuiles sont classées en trois principaux types, la tuile plate, la tuile canal et la tuile mécanique ou tuile à emboîtement.

La tuile canal en terre cuite

Elle est également nommée « tuile en tige de botte ». C’est plus version la plus classique. D’une forme conique, elle se pose par glissement en dessous de la tuile qui est placée plus en haut dans la toiture. Les séries de tuiles s’emboîtent sur le dessous d’une partie qui se trouve en dessus. Cette tuile a pour inconvénient principal son poids, pour être d’environ 90 kg au mètre carré. De plus, elle ne peut s’installer que sur des toits à faible pente.

La tuile plate

Faisant penser à l’ardoise et à la toiture en pierre, elle est beaucoup plus légère que la tuile canal pour être seulement d’environ 60 kg au mètre carré. Elle garantit un résultat étanche par simple chevauchement des différentes tuiles. La pente du toit ne doit pas excéder les 35 degrés, ce qui est beaucoup plus important que pour les tuiles canal. Certaines de ces tuiles plates arborent une forme d’écaille de poisson. Elles sont jugées comme les plus esthétiques.

Les tuiles mécaniques

Ces tuiles sont également nommées tuiles à emboîtement. Modèle le plus récent, la tuile à emboitement est de fabrication industrielle. Le système de cannelures et de rainures dont chacune d’elle est dotée garantit l’emboîtement des tuiles les unes dans les autres. La pose est devenue grandement facilitée et devient très rapide. Par ailleurs, son poids sur le toit n’est que de 30 kg par mètre carré. Elle est jugée, toutefois, la plus banale, malgré les améliorations apportées.

Il existe aussi la tuile dite « romane », qui est une sorte de tuile à emboîtement, mais qui n’est pas nécessairement de fabrication industrielle, ce qui rehausse l’esthétique. Munie d’un système d’emboîtement, la tuile romane est actuellement la plus utilisée en France, pour détenir 40 % des parts du marché de la toiture en tuile.

La principale faiblesse d’une toiture en tuile est d’être sensible aux mousses et aux lichens.

Le toit en zinc

Le zinc s’avère être une possibilité intéressante pour revêtir la toiture. Il se présente en feuilles de métal blanc.

Ses avantages

La couverture de toit en zinc possède plusieurs avantages, comme le fait d’être :

  • facile à travailler. En effet, même un bricoleur amateur peut mettre en place la couverture en toit en zinc, une fois qu’il a compris la technique. Pour un professionnel, le travail est plus facile, représentant moins de travail.
  • esthétique. Ses reflets bleutés confèrent au toit un très bel effet.
  • résistante et étanche. La toiture en zinc résiste bien aux tempêtes et aux fortes pluies, pour n’occasionner aucune infiltration d’eau.
  • facile à entretenir. La toiture en zinc est peu salissante. De plus, le zinc ne constitue pas un support intéressant pour les mousses. Ainsi, la toiture reste nette, car le zinc se nettoie facilement.
  • légère. Par cette qualité, il est aisé d’amener les feuilles de zinc sur place et de surcroît le poids supporté par la charpente se trouve allégé.
  • De posséder une longévité élevée. La durée de vie d’une toiture en zinc est d’environ 30 à 100 ans.
Ses inconvénients

À côté de ces avantages, le zinc possède aussi quelques inconvénients.

  • Le zinc se ternit avec le temps. Avec un aspect esthétique intéressant dans les premières années, sa beauté s’essouffle au bout de quelques années.
  • Le zinc est assez complexe à poser. Pour l’installation d’une toiture en zinc, il faut maîtriser la technique et avoir une expérience probante.

La toiture en ardoises

La toiture en ardoise est, par excellence, la toiture idéale pour les toits en pente. L’ardoise est imperméable, incombustible et imputrescible. Il s’agit d’un matériau qu’on utilise le plus dans certaines régions du Nord de la France. Cette pierre presque noire a parfois des reflets bleutés, ce qui rehausse son rendu esthétique.

Ses avantages

L’ardoise possède de nombreux avantages comme le fait d’être :

  • très résistante, face au froid, au soleil ou à la pluie.
  • durable. Un toit en ardoise a une durée de vie allant de 75 à 150 ans, voire plus.
  • peu salissante. Elle ne permet pas le développement de la mousse. C’est un grand avantage dans son entretien, car elle ne nécessite pas de passer un produit contre le développement de la mousse.
  • esthétique. Dans certaines régions, l’ardoise est l’unique type de toiture autorisé, tant elle contribue au cachet de la ville.
  • De conserver la chaleur. En retenant la chaleur, elle est reconnue posséder de bonnes performances isolatrices. 

Ses inconvénients

À côté de ces avantages, les toitures en ardoise représentent quelques inconvénients comme :

  • Le prix élevé. La toiture en ardoise coûte entre 60 et 65 € le mètre carré (avec la pose),
  • La tendance à s’endommager. En effet, la toiture en ardoise rouille et certaines ardoises peuvent même être friables.

À côté des ardoises naturelles issues des roches schisteuses se trouvant principalement en Angers, il existe les ardoises synthétiques. La fabrication des ardoises synthétiques se fait à partir de fibres organiques, de minéraux, d’eau et de ciment. Elles imitent l’ardoise naturelle à la perfection. Moins chère que l’ardoise naturelle elle est toutefois beaucoup moins durable. Naturelles ou synthétiques, les ardoises sont accrochées en bardage en couverture. On les fixe sur des supports de linteaux ou de voligeage par des crochets.

 À noter qu’une partie d’ardoise utilisée en France est importée d’Espagne. Également, il est à noter que depuis 1996, on ne peut plus employer de l’amiante dans la fabrication des ardoises synthétiques, au vu de la nocivité de ce produit. Les nouvelles ardoises intègrent uniquement des éléments qui durent.

La toiture en aluminium

Les toitures en aluminium ont de nombreux avantages que n’ont pas les toitures plus classiques. Elles sont légères, économiques, très résistantes et design.

Ses avantages

Les avantages de la toiture en aluminium résident dans le fait de :

  • améliorer le confort d’été. Le toit en aluminium reflète les rayons du soleil et permet ainsi une excellente isolation de la maison en été.
  • assurer une économie d’énergie à hauteur de 20 %. Cette économie d’énergie a son utilité lors de l’aménagement des combles.
  • ne permettre l’accumulation de neige dans les régions froides. La couverture de toit en aluminium reste donc légère et ne s’alourdit pas par le poids de la neige. Ce qui constitue un grand avantage pour la charpente.
  • se décliner en des nombreuses teintes et coloris et en des profilés fins.
  • D’être légère tout en étant rigide. La couverture de toit en aluminium s’installe facilement, même par un bricoleur amateur. L’équipement ne fera appel qu’à un marteau et des cisailles. Les plaques d’aluminium se transportent facilement sur le toit.
  • on peut l’installer sur une toiture existante. Grâce toujours à sa légèreté, il n’est pas nécessaire d’enlever ce qu’il y avait sur la toiture. Il suffit de coller les plaques d’aluminium par-dessus, à condition que l’ancienne couverture ne présente pas trop d’aspérités.
  • ne nécessiter un entretien particulier et de n’être pas sensible aux mousses.
  • ne pas absorber de l’eau, ce qui permet d’éviter tout risque de condensation.
Ses inconvénients

Les inconvénients de la toiture en aluminium sont toutefois, de : 

  • De n’être pas un bon isolant. Pour les mois d’hiver, pour la toiture en aluminium, il convient d’installer une sous-couche d’un revêtement isolant extérieur, voire envisager une isolation par l’intérieur.
  • De requérir un traitement antirouille si on veut qu’elle puisse conserver longtemps un aspect esthétique intact. Il en est de même pour tout autre traitement lui permettant de résister à toutes sortes de formes de vieillissement telles que l’écaillement, le craquement, l’effritement et le ternissement.
  • il ne convient pas à tous les territoires français. Pour plus de précisions, il faut se renseigner auprès de la commune ou de la mairie concernée.

La toiture en bois

La toiture en bois est la version de toiture ancienne, mais toujours utilisée dans certaines régions de la France. En tuiles ou en bardeaux, il existe plusieurs choix qui ne présentent pas les mêmes caractéristiques.

Ses caractéristiques et avantages

La couverture de toit en bois propose de nombreux avantages, comme :

  • L’esthétisme. Beaucoup apprécient le bois pour son cachet authentique et son aspect traditionnel. On le retrouve notamment dans certaines régions françaises. En effet, chaque essence de bois possède ses senteurs et ses couleurs qui leur sont propres.
  • Des qualités isolantes certaines. La couverture de toit en bois est naturellement très isolante. En été, elle empêche les trop grandes pénétrations de chaleur. En hiver, elle assure la protection contre le froid. La couverture en bois possède ainsi une valeur ajoutée pour l’isolation de la maison et dans la mise en valeur des combles.
  • La résistance. Avec un traitement régulier, il peut tenir un siècle sur le toit. Cela dépend du traitement et de l’essence.
Ses inconvénients

Les quelques inconvénients de la toiture en bois sont :

  • L’inflammabilité. Le toit en bois peut s’enflammer au contact de la foudre. Même si de tels accidents sont très rares, il faut quand même s’en préserver.
  • L’obligation de traiter le bois. En effet, une toiture en bois non traitée peut rapidement se dégrader.
  • Le cas particulier du toit en bois massif

Le bois et le bardeau ont chacun ses avantages et ses inconvénients.

Les deux ne diffèrent pas sur le point de vue esthétique et présentent des qualités semblables.

Le bois massif adopte souvent une teinte grisâtre avec le temps et l’usure. Par ailleurs, le bois massif est meilleur isolant que les autres essences, tant en termes thermique que phonique. C’est une caractéristique à prendre en compte pour l’isolation des combles.

Les bardeaux et les tavaillons de bois possèdent un sérieux inconvénient. Ils obligent à faire appel à un savoir-faire précis.

Dans tous les cas, la pose de toiture en bois n’est pas permise et ne se fait pas dans toutes les régions de France. Il faut contacter la municipalité afin de s’assurer sur la possibilité de l’utiliser. Dans l’ensemble, il est toujours pertinent d’installer une toiture qu’on utilise dans sa région.

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