Après utilisation, l’eau potable devient de l’eau usée que l’on collecte à travers un système d’assainissement en vue d’un nettoyage. C’est seulement après cette procédure qu’on peut la déverser dans la nature. L’assainissement est donc crucial vis-à-vis du développement durable mais surtout de la santé publique. Pour faire simple, on consomme de l’eau potable en prenant sa douche, en faisant la vaisselle, en lavant le linge, en utilisant les toilettes, etc. Rejeter cette eau dans la nature n’est possible sans un traitement préalable. En effet, tous les ingrédients comme les savons, les lessives, les produits ménagers font partie de la vie courante et sont utilisés quotidiennement. Toutefois, il est impossible de les rejeter tels quels dans la nature.

Sans traitement, toutes ces particules de produits ainsi que les matières organiques constituent un danger pour la faune, la flore et les êtres humains. Par conséquent, il est nécessaire de raccorder les tuyaux d’évacuation au réseau de collecte et de transport des eaux domestiques. Chaque commune doit disposer d’un plan de zonage d’assainissement pour délimiter les zones d’assainissement collectif et les zones relevant de l’assainissement non collectif. L’importance de l’installation d’un système d’assainissement individuel est pertinente dans le cas d’un assainissement non collectif.

Les types d’assainissement

Il existe quelques solutions de traitement d’assainissement. La réglementation met en exergue trois grands modes d’assainissement des eaux usées tels que l’assainissement collectif, l’assainissement semi-collectif et l’assainissement non collectif.

L’installation d’un assainissement collectif

L’assainissement collectif est le mode d’assainissement comportant un réseau public destiné à collecter les eaux usées domestiques. Celles-ci sont conduites dans une station d’épuration (un équipement public), pour assurer leur traitement efficace. Le tout-à-l’égout permet d’évacuer les eaux usées vers le réseau d’assainissement mis en place par une ville. Les eaux sont acheminées vers une station d’épuration afin d’être traitées. Le raccordement au tout-à-l’égout est obligatoire quand on construit ou quand on achète une maison ancienne qui possède sa propre installation d’assainissement individuelle, si la ville possède un réseau de tout à l’égout.

Il est alors pertinent de connaître la situation d’un terrain. Autrement dit, on doit connaître si le terrain est raccordable au tout à l’égout, car le coût financier de l’opération peut être très conséquent. Dans la pratique, il est préférable de construire une maison, si possible au plus près des raccordements pour limiter les coûts de branchement.

L’installation d’assainissement semi-collectif

L’assainissement semi-collectif cible les hameaux composés de quelques habitations. Ainsi, le nombre d’habitants existant ne justifie pas la création d’une station d’épuration. On raccorde souvent ce type d’assainissement à un système de traitement des eaux usées tel que le lagunage. C’est une solution appropriée pour les complexes hôteliers isolés, par exemple.

L’installation d’assainissement non collectif ou ANC

Également appelé assainissement individuel, l’assainissement non collectif ou ANC peut se faire de différentes manières. Il s’avère pertinent quand la maison ou le terrain n’est pas raccordé au réseau public de collecte des eaux usées. L’assainissement non collectif sous-entend tout système d’assainissement réalisé par le propriétaire sur une parcelle privée, quand le réseau public est inexistant. Ce type d’assainissement permet de collecter et de traiter l’ensemble des eaux usées domestiques sur place. Il doit être réalisé en tenant compte de plusieurs facteurs dont les plus importants sont la nature du sol, la taille du logement.

L’installation d’assainissement individuel peut être effectuée à l’aide d’une fosse toutes eaux, plus couramment appelée fosse septique ou avec l’aide d’un dispositif agréé comme le lagunage ou la micro station d’épuration. Pour ce faire, il est impératif de faire appel à des professionnels qui vont pouvoir établir une proposition pour le traitement des eaux usées de son habitation.

Une étude au préalable de la pose

Bien sûr, une étude du logement ou du futur logement précède l’installation. En examen de la nature du sol et de sa pente par la même occasion. Les autres facteurs à prendre en compte sont le nombre d’installations sanitaires, le nombre d’habitants, la gestion des eaux pluviales, etc.

Une installation classique d’assainissement non collectif se compose d’une fosse étanche, permettant de filtrer et décanter les matières. Les eaux usées sont, par la suite, traitées par dégradation biochimique avant de passer dans un sol naturel ou reconstitué pour filtrer la pollution.

Les différents dispositifs d’assainissement non collectif

On rencontre plusieurs familles de dispositif d’assainissement non collectif.

Les tranchées d’épandage

Elles ne sont pas à confondre avec des drains d’infiltration. Une tranchée d’épandage à faible profondeur reste la filière prioritaire en assainissement non collectif. Pour utiliser ce dispositif, il faut un terrain perméable avec une surface disponible d’au moins 150 m² à 200 m². D’autres critères sont également indispensables comme la profondeur du sol d’au moins 70 cm, celle de la nappe phréatique supérieure à 1,40 m. Par ailleurs, la pente du terrain doit être inférieure à 5 %.

Pour assurer son fonctionnement, les tranchées d’épandage, après le prétraitement en fosse toutes eaux, assurent le traitement et l’évacuation des effluents par le sol en place. L’épuration de l’eau se fait ainsi par filtration physique du sol et par l’action des micro-organismes existants dans le sol. Dans la pratique, le sol doit posséder des caractéristiques physico-chimiques garantissant un bon fonctionnement micro-organique, notamment la présence d’oxygène. Il doit également comporter une perméabilité adaptée à son écoulement et ne pas permettre de remontée d’eau.

Les filtres à sables

Ce système repose sur un sol reconstitué, formé de gravier et de sable spécialement adapté. Ces filtres requièrent un entretien tous les 6 mois du préfiltre de la fosse toutes eaux, pour empêcher le colmatage. Le filtre à sable complète le fonctionnement d’une fosse toutes eaux. En réalité, le traitement des eaux usées se fait d’abord dans la fosse avant un acheminement vers le filtre à sable. L’épuration de l’eau se fait à l’aide de micro-organismes que l’on fixe sur le sable. On utilise ce type de filtre quand le sol en place n’est pas apte à infiltrer les eaux. Il est également approprié quand la surface disponible n’est pas suffisante et lorsque la nappe phréatique est très proche.

Les filtres compacts

Les filtres compacts désignent des alternatives au filtre à sable vertical drainé. On les utilise après une fosse toutes eaux. Le lit filtrant drainé à massif de zéolithes se décline en une filière de traitement située après une fosse toutes eaux de 5 m3, au moins. Le filtre compact à zéolithe accueille les effluents pré-traités par une fosse toutes eaux et réalise l’assainissement en sol reconstitué. Le matériau filtrant du filtre compact comporte de la zéolithe de type chabazite, qui est un minéral spécifique. Il épure les eaux prétraitées, par son caractère permettant le développement de bactéries.

Les filtres à macrophytes ou les filtres plantés

Les filtres plantés font également partie des filières agréées. Le principe repose sur l’utilisation des plantes pour assurer l’épuration des eaux usées. Pour fonctionner, les eaux usées passent à travers des bassins remplis de graviers dans lesquels poussent différents végétaux macrophytes. A titre d’exemple, ce sont des roseaux, les massettes, les joncs, les scirpes, etc. Ces plantes ont la particularité de développer des racines qui drainent, oxygènent et favorisent la prolifération des bactéries épuratrices aérobies.

Les micro-stations d’épuration

On peut citer 2 types de micro-stations. La première est à base de cultures libres dont un ouvrage contenant des micro-organismes aérobies (ayant besoin d’oxygène) la constitue essentiellement. La deuxième est à base de cultures fixées. Ce traitement s’effectue dans un ouvrage avec support permettant la fixation et le développement des micro-organismes. La conception du système vise à assurer le contact entre les eaux usées, l’air environnant ainsi que les micro-organismes épurateurs.

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