Entourer sa propriété ou son jardin d’un mur de clôture constitue principalement une solution de sécurité, mais aussi d’esthétisme. En  effet, une clôture est utile pour délimiter une propriété et en sécuriser l’accès. Elle constitue une mesure dissuasive pour empêcher toute intrusion. Plusieurs options peuvent être envisagées en termes de types de clôture ainsi que des matériaux pour sa fabrication.

Il est possible de faire ériger une clôture grillagée, en bois, une clôture en PVC, une clôture en fer forgé. Mais il est également possible d’avoir une élévation de mur de clôture. Cette dernière s’avère être la solution la plus durable et la plus robuste. Avec une clôture en mur, la propriété devient difficilement accessible par les cambrioleurs. En effet, leur intérêt décroît à la simple vue d’un mur d’enceinte, même si celui-ci ne fait que 2 mètres de haut. Un mur comme clôture assure une bonne intimité. Il procure également une belle valeur ajoutée à un patrimoine.

Les informations à prendre en compte avant d’ériger un mur de clôture

Un mur ou un muret de clôture peut être employé de différentes manières. Parmi les possibilités, on peut construire un mur en parpaings, de le recouvrir de crépi, élever un mur pour supporter une clôture en PVC ou en fer forgé. Sa hauteur peut être plus ou moins grande, si une hauteur d’au moins environ 2 mètres est en principe recommandée.

Cependant, la hauteur d’un mur est soumise à une réglementation découlant du :

  • Plan local d’urbanisme ou PLU et cela dans presque 99 % des cas.
  • Règlement de copropriété.
  •  Code civil par défaut, selon la taille de la commune, ou si la clôture est mitoyenne à un terrain voisin ou qui donne sur le domaine public comme une rue ou une voie d’accès,
  • Règlements des Bâtiments de France, si la propriété se situe dans un secteur sauvegardé.

L’indispensable déclaration des travaux

Ainsi, il ne faut pas oublier de remplir une déclaration préalable de travaux (Cerfa n°51434*03) pour une nouvelle construction de murs et clôtures, de 2 mètres et plus.

Pour éviter toute embrouille avec son voisinage, il s’avère important de vérifier que la hauteur du muret ne gêne pas les voisins. Autrement dit, le mur ne doit pas priver le voisin de la vue ou des rayons du soleil, le fameux « préjudice de vue ». Le mur ne doit pas non plus entraver le passage des automobilistes. Ainsi, la seule manière de connaître les détails sur ce qu’on doit faire et d’être conforme vis-à-vis des réglementations en vigueur consiste à se renseigner auprès de la mairie.

Ériger une clôture : il faut en informer le voisin

Quoi qu’il en soit, deux solutions s’offrent à tout un chacun voulant ériger un mur de clôture :

  • Conclure un accord avec le voisin sur la construction d’une seule et unique clôture sur la limite commune. De ce fait, en plus d’éviter les conflits ultérieurs, il peut même être possible de partager les frais et les coûts.
  • Construire chacun sa clôture, tout en respectant le droit d’échelle. Dans la pratique, une certaine distance (1 m est conseillé) doit être respectée entre la clôture et son terrain. On doit veiller à ne pas empiéter sur le terrain du voisin avec le feuillage, les réparations, la chute d’éléments, etc.

Le prix d’un mur de clôture

Le prix d’un mur de clôture dépend du périmètre à entourer, de la hauteur souhaitée ainsi que de sa finition. On doit débourser entre 8 000 et 20 000 € HT minimum, pour un mur de clôture avec des fondations de 30 à 80 cm, une hauteur de 1,10 m à 1,90 m, sur 80 mètres de long, au total. Si ce prix paraît dissuasif, d’autres belles alternatives permettent de clore la propriété sans sacrifier l’esthétisme comme le grillage de clôture, les panneaux grillagés, la haie naturelle, etc.

La construction d’un mur de clôture en parpaings

Avant toute chose, il faut préciser que la tâche consistant à construire un mur en parpaings est uniquement réservée aux bricoleurs expérimentés. Il est toujours recommandé de demander un devis de maçon auprès d’un professionnel, pour être sûr de la qualité de la construction et éviter tout accident.

Les étapes ci-après sont en général pour réaliser un mur de clôture en parpaings :

  • Creuser les fondations, hors gel.
  • Couler un béton de propreté pour poser le ferraillage. Les armatures du ferraillage sont à raccorder.
  • Installer le coffrage.
  • Fixer l’aplomb.
  • Couler la semelle, située entre 50 cm et 100 cm de profondeur en fonction de la nature du sol et de la région. Cette épaisseur de béton permet de répartir les charges du futur mur.
  • Observer le temps nécessaire au séchage.
  • Élever le mur de parpaing avec du mortier.

Les détails de chaque étape

Pour chacune des étapes sus-citées, on doit :

Creuser les fondations

Il est essentiel de commencer par délimiter le périmètre du mur, pour y creuser des fondations. Selon la hauteur et l’usage du mur de parpaings, elles seront plus ou moins profondes. La largeur des fondations est équivalente à deux fois celle d’un parpaing. La profondeur minimale recommandée est de 40 centimètres pour un muret.

Pour couler les fondations

Comme le montage d’un mur en parpaings requiert des fondations solides, il est essentiel de couler trois à quatre centimètres d’épaisseur de béton au fond du trou, en veillant au niveau. Quand le béton est sec, on y pose le ferraillage, puis on le couvre avec le béton. On doit veiller à ce que les fondations soient planes.

Pour la réalisation de la première rangée

Quand les fondations sont parfaitement sèches, on commence à monter le mur de parpaings. Pour la première rangée, on place un parpaing à chaque coin. La partie alvéolée du parpaing se situe vers le dessous, sur le mortier. On y applique systématiquement une généreuse truelle de mortier, soit 2 cm d’épaisseur, sur la longueur de la rangée. On utilise un maillet en caoutchouc pour enfoncer chaque parpaing. Bien entendu, on vérifie systématiquement le niveau du parpaing avec un niveau à bulle et un fil à plomb.

Pour la construction du mur de parpaings

Le mur est à travailler rangée par rangée. Pendant la pose, on pense toujours à dégager les excédents de mortier et à les placer dans les joints verticaux. On aura besoin de moitié de parpaings pour les angles ou certaines pièces du mur. Pour ce faire, on sectionne un parpaing à l’aide d’une massette. Entre chaque rangée, on croise les joints pour éviter de créer une faiblesse dans le mur. Dans l’idéal, on travaille 6 rangées de parpaings par jour, pour que le mortier sèche correctement.

Finaliser la dernière rangée

Une fois la dernière rangée posée, on applique une dernière couche de mortier en haut du mur et on lisse avec précision. Assurer les finitions du mur en parpaing Pour obtenir un visuel plus intéressant, on applique un revêtement (par exemple, un aspect brique ou pierres naturelles) ou un enduit pour façade, pour avoir un aspect lisse ou un crépi.
Partager sur facebook
Partager sur google
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

Les derniers articles

La baie vitrée

Une baie vitrée désigne une surface vitrée généralement de taille…
Fermer le menu