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Le bardage en bois brûlé ou Shou Sugi Ban

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Également appelé Yakisugi, le bardage en bois brûlé tend à se démocratiser en France. En construction comme en ravalement de la façade, le bois est très apprécié, même s’il oblige à des contraintes d’entretien pas toujours évidentes. Si on aime le bois grisé, la technique du bois brûlé constitue la solution idéale. Le bois brûlé apporte et adopte une coloration définitive lors de la mise en place du bardage. Il n’y a plus besoin de devoir patienter pour que le bois arbore sa teinte définitive après quelques saisons passées sous les intempéries. Ce type de technique rend le bois plus résistant à l’eau, à la moisissure et au feu.


Le principe de bois brûlé est issu de la technique du shou sugi ban, une méthode japonaise de préservation et de finition de revêtement de bois extérieur. Elle repose sur le fait de brûler le bois en superficie afin de le rendre extrêmement dur, car ce procédé fait ressortir l’oxygène et le protège de toute agression extérieure. Ce traitement confère également au bois une stabilité d’aspect ainsi qu’une grande longévité.


Le bois brûlé s’utilise, généralement, pour revêtir des façades, pour réaliser les clôtures, comme matériau de construction, de décoration, etc.



Bardage en bois brûlé : les phénomènes qui accompagnent et résultent du fait de brûler le bois


Quand le bois est brûlé, les molécules s’agglomèrent. Par la suite, le bois se durcit et l’oxygène ne peut plus pénétrer le bois. La combustion du bois est un phénomène qui se caractérise par une réaction chimique se faisant à température élevée. Elle concerne un combustible qui comporte essentiellement du carbone et de l’hydrogène ainsi que de l’oxygène apporté par un comburant (air atmosphérique). Quand il est chauffé, le bois sèche pour se décomposer par pyrolyse. Ce sont les produits générés par cette décomposition qui brûlent.


Le bois démarre sa combustion aux environs de 300 °C. La combustion se poursuit au fur et à mesure de la hausse des températures, afin d’atteindre les 850 °C. C’est le début de la combustion propre. La couche de carbone du bois brûlé lui donne un aspect inimitable, se reflétant au soleil. En effet, la structure chimique du bois brûlé subit une modification pour offrir une protection très efficace contre les insectes et les champignons.


En règle générale, les champignons et moisissures prolifèrent quand le bois contient plus de 20 % d’humidité. Plus un bois est dur et non humide, plus il fera preuve d’une grande durabilité. En d’autres termes, un bardage en bois brûlé est extrêmement du fait de la formation de couche de carbone comme protection, combinée à l’absence d’oxygène, source d’humidité.


Comme les essences de bois ne possèdent pas toutes la même résistance aux agressions extérieures, il s’avère donc essentiel de choisir son bardage en tenant compte de ce critère. À titre d’exemple, le pin est plus approprié en menuiserie d’intérieur et d’extérieur, alors qu’en structure, on peut opter pour du mélèze, plus approprié pour des revêtements.



Bardage en bois brûlé : le procédé de brûlage du bois


La technique Shou Sugi Ban ou Yakisugi est basée sur la carbonisation. On brûle les lames de bois en surface pour leur permettre d’accéder à une protection optimale. La durabilité du bois ainsi traité peut aller jusqu’à 80 ans. La pellicule de bois carbonisé crée une protection contre les UV, la principale source de vieillissement du bois, les intempéries et les insectes.


Habituellement, c’est le cèdre (Sugi) qu’on protège avec cette technique même si tous les bois de pin peuvent se prêter parfaitement à cette méthode.


On préconise de lier ensemble trois planches en un long triangle qu’on place debout. On insère le feu à l’intérieur. Pour les petites séries, on peut réaliser un grand lit de braises dans lequel on couche les planches 2 par 2. Pour ce cas, on peut simplement utiliser un chalumeau.


On doit compter une dizaine de minutes par planche pour la brûler. Par la suite, il faut gratter les résidus de charbon avec une brosse où le port d’un masque assure une bonne protection à l’intervenant. On arrose les planches avec de l’eau. On les laisse bien sécher et on les enduit généreusement avec de l’huile de lin pour parfaire la finition. Cette série d’opérations assez longues garantit un traitement du bois naturel et durable.



Bardage en bois brûlé : les avantages du shou sugi ban


Outre une longévité optimale et une résistance accrue aux champignons et aux parasites, le bois ainsi traité adopte un aspect « peau de crocodile » très séduisant. Son principal atout est de ne point changer d’aspect. Ainsi, il n’existe pas de trace de coulures, de vieillissement différencié ou de présence ou non de protections partielles. Sa teinte reste immuable pour varier d’un noir profond aux reflets gris-bleu.



Les autres possibilités en bardage en bois


Un bardage désigne un système d’éléments de parement qui sont à placer sur une ossature en bois ou en métal fixée sur la maçonnerie. La pose d’un bardage rajeunit une façade et améliore l’enveloppe isolante d’un bâtiment. Le bardage corrige les irrégularités et la planéité du mur, sans obligatoirement recourir à de gros travaux. Cette deuxième peau peut se décliner en plusieurs types.



Les lames en bois massif


Son avantage est esthétique. Selon l’essence sélectionnée, les lames en bois massif sont naturellement résistantes aux intempéries. On a le choix entre le mélèze, le pin Douglas, le red cedar, etc. Le bardage en bois massif peut être personnalisé sur place à l’aide d’une lasure, d’une peinture ou en usine via le bois prépeint.



Les lames en lamellé-collé


Elles désignent des lames de bois collées sous pression. Elles arborent le même aspect que les modèles en bois massif avec une durabilité équivalente. Cependant, elles permettent des longueurs et des largeurs plus importantes. Elles exigent également un traitement de surface.



Les lames en bois composite


Elles ressemblent au bois massif si leur fabrication est réalisée à base de fibres, de particules de bois recyclées et de résines polymères. Les lames sont imputrescibles et ne se fissurent pas. Elles résistent aux ultraviolets et aux écarts de température.



Les panneaux en contreplaqué


Ils sont très tendance pour ceux qui aiment le style contemporain. Il faut quand même savoir que l’usage du contreplaqué en extérieur impose l’utilisation de panneaux aux caractéristiques précises. Les panneaux sont fabriqués à partir de feuilles en bois déroulées et collées entre elles.



Bardage en bois brûlé : les types de pose


Les bardages peuvent être posés de différentes manières.



La pose verticale à recouvrement


Cette technique traditionnelle garantit un bon écoulement de l’eau de pluie et elle est très durable. Elle repose sur le fait de clouer des lames légèrement écartées sur des tasseaux horizontaux. Les planches ou les lattes se superposent pour former couvre-joint. Pour favoriser l’écoulement de l’eau, les lames sont découpées en sifflet pour former larmier en partie basse. Elles doivent être protégées en tête.



La pose verticale à embrèvement


Pour ce type de pose, on utilise des lames de faible largeur (<100 mm) si bien que la pose d’un seul clou latéral suffit et permet la réalisation d’un bardage sans clou apparent.



La pose horizontale à recouvrement


Cette pose est facile à mettre en œuvre même sur de grandes longueurs. Elle consiste au placement des lames horizontalement. Chaque lame vient recouvrir partiellement la précédente. Le recouvrement est au minimum de 10 mm et concerne au moins les 10 % de la largeur.



La pose horizontale à embrèvement


Cette pose étant assimilable à la précédente, à la différence que la languette des lames à embrèvement doit toujours être posée en partie supérieure.



La pose inclinée


Au contraire des poses verticales et horizontales, la pose inclinée ne favorise pas l’écoulement des eaux. Il est alors nécessaire de prévoir un dispositif de drainage.



La pose cintrée


Pour ce type de pose, le bardage à lame épouse sans difficulté des formes courbes. Le rayon de cintrage dépendra de l’épaisseur et du profil.

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