Les travaux de ramonage : son importance, indication de prix

Le ramonage est une opération qui doit s’entreprendre périodiquement. Dans un pays comme la France, la cheminée, la poêle, la chaudière, etc., sont des appareils restés inutilisés pendant de longs mois, pour reprendre leurs fonctions. Selon les réglementations en vigueur et par mesure de sécurité, principalement, l’entretien de ces dispositifs, en particulier au niveau des conduits d’évacuation, se réalise périodiquement.

Les travaux de ramonage se confient à des ramoneurs qualifiés ou à une entreprise de ramonage. Le responsable doit être titularisé d’un brevet de maîtrise du bâtiment ou de ramonage. En effet, ils peuvent délivrer un certificat de ramonage aux  autorités compétentes si nécessaire. L’assureur reçoit uniquement ce document en cas de sinistre.

Ce qu’on entend par ramonage, les raisons de le faire et les risques encourus

Le ramonage ou l’action de ramoner

Ramoner une cheminée, un poêle, etc., consiste à nettoyer les parois intérieures d’un conduit d’évacuation par action mécanique directe. Le ramonage consiste à se débarrasser de tous les bistres, suie et autres dépôts  accumulés sur les parois.

Si depuis toujours pour réussir le ramonage, on le fait à partir du toit, cela se fait rarement actuellement. En effet, la réglementation recommande un ramonage à partir de l’intérieur. Le travail en hauteur comporte des risques de sécurité et est donc plus difficile à effectuer.

En principe l’opération de ramonage dure 20 min, mais elle peut varier suivant la taille du dispositif. Elle requiert des connaissances techniques sur la combustion, la normalisation et la réglementation.

Les matériels utilisés en ramonage sont, le hérisson, le kit de ramonage, les bûches, l’aspirateur et la débistreuse.

  • Le hérisson est une brosse spécifique garantissant un nettoyage remarquable, par frottement des parois intérieures d’un conduit de cheminée. Selon la hauteur du conduit, il est à raccorder à une ou plusieurs cannes de ramonage.
  • Le kit réunit le hérisson et les cannes.
  • Les bûches ramoneuses, de concept chimique, mais inoffensif. Elles ne contiennent ni chlore ni soufre, et s’utilisent en complément du ramonage mécanique. Elles sont à utiliser avec précaution du fait des effets secondaires possibles, en particulier sur l’installation et leur utilisation n’entre pas dans le cadre légal (action mécanique directe).
  • L’aspirateur, puissant (supérieur à 1000 watt pour la plupart), facilement maniable, est un appareil moderne qui fait gagner du temps et qui rend le travail beaucoup moins sale.
  • La débistreuse est un appareil électrique efficace (suppression de bistre jusqu’à 95 %) pour enlever le bistre (semblable à un goudron durci).

Les bonnes raisons poussant  à faire le ramonage et les risques encourus

Le ramonage régulier et fait suivant les normes est essentiel dans la mesure où il permet d’assurer le bon fonctionnement des appareils et de garantir la sécurité de l’utilisateur, de ses proches, de ses biens voire de ses voisins. Autrement dit, il permet de :

  • Éviter tout risque d’incendie notamment par les bistres qui sont très inflammables.
  • Prévenir les intoxications par le monoxyde de carbone. Ce dernier se refoule en tant que gaz de combustion lorsque le conduit se remplit de crasse. A noter qu’en France, le CO entraîne 90 décès et 5 000 intoxications par an.
  • Assurer un meilleur tirage et d’augmenter ainsi le rendement.
  • De diminuer la consommation en combustible (réduction de 7 à 10 %).
  • Réduire les émissions polluantes.

Pour un ramonage non ou mal réalisé, en plus de conséquences néfastes citées ci-dessus, on risque :

  • Une amende de montant maximal égal à 450 euros.
  • L’engagement de sa responsabilité civile, en cas d’incendie et pénale s’il y a des victimes.
  • Le refus par les assurances du remboursement des dommages si on ne peut pas produire un certificat de ramonage récent.

Ramonage de la cheminée et du poêle, le ramonage et l’entretien de chaudière

Le ramonage de la cheminée ou du poêle

Le ramonage d’une cheminée se fait de façon manuelle ou mécanique. Il se complète au besoin par un ramonage chimique. C’est le ramonage manuel qui est obligatoire. Il doit se faire deux fois par an par un professionnel agréé. Ce dernier délivrera par la suite un certificat de ramonage.

Le ramonage de la cheminée nécessite deux phases, à savoir les mesures de précaution à prendre avant l’opération et le ramonage proprement dit.

  • Avant le ramonage proprement dit on doit en premier lieu, éteindre le feu et au besoin enlever les cendres. Ensuite, on doit faire le nécessaire pour que les alentours se salissent le moins possible. Pour cela, on étale sous le conduit ou devant le foyer une bâche, on place une bassine sous le conduit. On doit enlever les accessoires de la cheminée (plaque de fonte, chenêts, déflecteur de fumée, etc.) pour les préserver.
  • L’opération de ramonage mécanique se fait en introduisant dans le conduit un hérisson raccordé à des perches (une ou deux), auxquelles s’ajoutent des cannes selon le besoin. Si l’opération se réalise par le bas, le nettoyage composé de mouvement de va-et-vient du hérisson progresse vers le haut. Si elle se fait à partir du toit, on opère de la même façon et dans le sens contraire en insistant le grattage sur les points les plus encrassés. Le hérisson s’y placera une fois le chapeau de la cheminée ôté. Après ce nettoyage au hérisson, les parois de la fonte sont grattées avec une brosse appropriée puis les débris de suie, aspirés méticuleusement. Le nettoyage de la vitre termine la tâche. À noter au passage qu’une cheminée peut être à foyer fermé (plus performant et moins polluant) ou à foyer fermé.

Le ramonage du conduit d’un poêle suit des étapes pratiquement identiques à celui de la cheminée. Le bistre est recueilli dans le poêle ou dans la trappe de visite (premier coude se trouvant derrière le poêle) si l’appareil en est doté.

Dans les deux cas, si le hérisson n’arrive pas à enlever le bistre on brûle une bûche ramoneuse pour l’amollir ou bien on utilise une débistreuse. Cette dernière opération est à confier uniquement à un professionnel.

Ces types de ramonage sont à réaliser en principe 2 fois par an.

Le ramonage et l’entretien de la chaudière

Le ramonage des conduits de fumée d’une chaudière s’effectue avec un hérisson dont la taille s’adapte au conduit, d’un aspirateur portatif, des brosses et des pinceaux de différentes tailles. On opère comme on fait avec les conduits de cheminée ou de poêle.

L’entretien de la chaudière qu’elle soit au gaz, au fioul, au charbon, au bois, etc., et du moment qu’elle ait une puissance comprise entre 4 et 4 watts, accompagne obligatoirement le ramonage des conduits. L’entretien consiste à :

  • Nettoyer les éléments comme le corps de chauffe, l’extracteur, le brûleur, la veilleuse.
  • Contrôler les systèmes de sécurité et de régulation.
  • Vérifier la combustion et le débit de gaz.
  • Faire le test des fumées.

Par ailleurs, un ramonage et un entretien d’une chaudière suivant les normes :

  • Rallongent sa durée de vie.
  • Réduisent la fréquence des pannes.
  • Diminuent sa consommation en combustible.
  • La rendent moins polluante par la diminution de l’émission de gaz à effet de serre.

Cette opération se fait en principe tous les ans et un certificat est délivré par le professionnel, une fois la tâche achevée.

Réglementation, fréquence et certificat de ramonage

Les règlementations relatives au ramonage s’établissent au niveau local par arrêté municipal ou préfectoral pour figurer ensuite dans le règlement sanitaire départemental de la commune. Pour tout le territoire français, le contenu est le même et la fréquence de cette opération obligatoire est en principe de deux ans pour les combustibles solides (bois, charbon, granulé) ou le fioul et de 1 an pour la chaudière à gaz. Toutefois, cette fréquence peut changer selon les règles imposées par la localité.

Le frais est à la charge de l’occupant du logement pouvant être le propriétaire ou le locataire dans le cas d’une maison individuelle et au syndicat de copropriété pour un immeuble collectif.

Selon le règlement sanitaire départemental, les travaux de ramonage sont à confier à un ramoneur (ou une entreprise de ramonage) qualifié et reconnu par l’Organisme Professionnel de Classification et de Qualification du bâtiment.

Le Certificat du ramonage remis à l’utilisateur donne les précisions sur le ou les conduits ramonés tout en attestant de sa ou leur vacuité sur toute la longueur.

Le non-respect des règlementations expose l’usager à une amende forfaitaire sur les contraventions de 3ème classe.

Prix relatifs aux travaux de ramonage

Le prix des travaux de ramonage dépend de plusieurs facteurs comme la nature de la cheminée (foyer ouvert ou fermé), l’accès au conduit (par le toit ou par l’intérieur), de la zone (ville ou province et est plus élevé en ville), etc.

À titre indicatif, le prix sans le frais de déplacement est compris entre 30 et 80 euros pour une durée d’intervention comprise entre ¼ et ½ heure.

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