Un(e) élagueur (se) professionnel pour votre sécurité et la santé de vos arbres

Aujourd’hui, s’occuper d’un arbre n’est plus un simple passe-temps, car les techniques requises pour cette activité relèvent des compétences d’un élagueur professionnel. En effet, entretenir la croissance des arbres, les traiter en cas de maladie, etc. requiert un certain savoir-faire. Cela implique d’être bien informé sur l’évolution des connaissances scientifiques sur le sujet.

À titre d’exemple, certaines pratiques comme l’arboriculture chirurgicale, accélère d’autant plus la disparition de l’espèce. De ce fait, la pratique ne se fait pratiquement plus aujourd’hui. Par ailleurs, la taille moderne des arbres suit des normes bien précises. Il faut tenir compte des arbres d’ornementation, des arbres fruitiers, des arbres pour bois d’œuvre, des arbres à risques. Pour toutes ces raisons, le métier d’élagueur ou d’élagueuse est devenu actuellement une spécialité à part entière. Mieux encore, un métier porteur. Un élagueur professionnel doit à la fois être artiste et technicien.

Être élagueur/élagueuse professionnel

Le rôle de l’élagueur ou de l’élagueuse professionnel  ne se limite pas aux découpages ou à l’abattage d’un arbre. Il maîtrise les connaissances nécessaires relatives à l’exercice de son métier. Il doit être à même de fournir les conseils nécessaires relatifs à l’esthétique et à la santé d’un arbre.

Les compétences et les différentes missions confiées à un élagueur ou à une élagueuse professionnel

Soucieux et respectueux de la santé des arbres, un élagueur pratique une taille intelligente et raisonnée. En effet, il taille l’arbre différemment selon les nécessités : croissance, entretien, ornement, santé, sécurité, etc. Grâce à ses connaissances, il est en mesure de soigner et traiter les arbres. Il tient compte du rythme de vie des arbres, montée de sève, pousse des bourgeons, chute des feuilles, etc. Par ses connaissances des saisons, il connait les périodes idéales pour un élagage (saison de pluie). En outre, l utilise des outils et des matériels plus ou moins perfectionnés dont il maîtrise le maniement. Il doit également connaître les consignes de sécurité liées à son travail et les équipements appropriés. Comme matériels d’élagage, on peut citer :

  • Pour l’élagage au sol, la perche d’élagage, le sécateur à batterie, la scie d’élagage sur perche, l’élagueuse sur perche, etc.
  • Pour l’élagage en hauteur, le sécateur manuel ou électrique à batterie, la tronçonneuse d’élagage. Il y a également la scie d’élagage, les matériels de grimpe et de maintien sur l’arbre.
  • Comme équipement de sécurité au sol, les gants anticoupures, les lunettes de protection, des protections auditives et le casque d’élagage. À l’élagage en hauteur s’ajoutent l’échelle, le harnais d’élagage, la nacelle, les griffes d‘élagage (à utiliser seulement pour l’abattage), le casque d’élagage avec lunettes de protection incorporées et des vêtements anticoupures.

Le haubanage entre aussi dans la fonction d’un élagueur ou d’une élagueuse. Technique utilisée pour consolider les arbres qui ne nuit ni aux bâtiments proches ni aux autres arbres, mais qui présente des points de moindre résistance. À cet effet, des haubans (sorte de barre ou de câbles pour traction) dynamiques ou rigides (rarement employés maintenant) se placent dans le tronc ou dans les ramures, jouant ainsi le rôle de support et de maintien de l’apparence, pendant la croissance.

L’accès au métier,  les missions confiées et  les qualités requises à un(e) élagueur (se)

L’accès au métier et évolution de carrière

Pour accéder au métier d’élagueur ou d’élagueuse il faut un CAP ou un Baccalauréat professionnel, secteur agricole et suivre une année de formation et de pratique, spécialité « Taille et soin des arbres ». Débutant avec un salaire d’environ 1 400 euros, l’élagueur peut travailler comme fonctionnaire ou salarié au sein d’une entreprise où avec l’expérience il peut devenir chef d’équipe ou chef de chantier « élagage ». Il peut également travailler en indépendance en créant sa propre entreprise. Pour spécifier leurs activités, d’autres appellations s’utilisent pour désigner l’élagueur ou l’élagueuse. Il s’agit entre autres, d’élagueur (se)-grimpeur (se), de éhouppeur (se), de arboriste-élagueur (se)/grimpeur (se).

Les missions confiées à un élagueur professionnel

À l’arboriste-élagueur/grimpeur s’attribue la tâche de préparation du chantier d’intervention et de préparation des outils avant de grimper à l’arbre et de procéder aux tailles selon les exigences requises (entretien, esthétique, consolidation, etc.). L’élagueur entretient la santé et l’état d’un arbre, notamment après l’intervention. Toutefois, à la demande des clients ou selon son propre jugement, il peut préconiser l’abattement d’un arbre. L’éhouppier ou éhouppeur s’apparente plus à un bûcheron spécialisé. Il débarrasse l’arbre de son houppier avant l’abattage pour le protéger lors de sa chute ou que le fût ne s’éclate pas quand il tombe au sol.

Les qualités requises

Un (e) élagueur (se) doit être un amoureux de la nature et aimer les espaces verts et en plein air. Amené à ne pas travailler seul et à évoluer avec des clients, il doit avoir le sens de l’équipe et de l’écoute. Il doit en plus avoir le sens de l’esthétique, être pondéré tout en étant vigilant, rigoureux, adroit et précis (sa tâche nécessite de la concentration pour ne pas laisser place à l’erreur), et enfin être agile pour grimper.

Par ailleurs, il doit avoir une bonne forme physique et n’être pas sensible au vertige.

Il évolue dans le secteur Agriculture et Environnement, en tant que fonctionnaire, privé ou indépendant.

Enfin le métier d’arboriste-élagueur/grimpeur et de l’éhouppeur est classé parmi les métiers le plus dangereux. Ils doivent impérativement maîtriser les consignes de sécurité requises. Un élagueur professionnel doit toujours rester au sol lors de l’intervention. L’élagueur allergique au pollen doit nécessairement s’équiper du masque approprié.

Des exemples de danger nécessitant impérativement l’intervention d’un(e) élagueur (se)

La réglementation encadrant les travaux d’élagage est stricte quand l’arbre constitue une menace pour la personne, ses voisins et les infrastructures. À propos des infrastructures et du danger auquel on peut s’exposer, le cas de la proximité d’un arbre à une ligne électrique constitue un cas particulier où des précautions strictes sont à observer.

  • Les risques encourus. Les branches d’arbre risquant de se casser et toucher une ligne électrique peut prendre feu, peut entraîner une panne de courant. La personne qui procède à cet instant à un élagage peut être électrocutée à cause de l’outil qu’il utilise.
  • Les précautions à prendre dans l’immédiat consistent à faire appel à un élagueur qualifié pour couper l’arbre ou appeler la compagnie d’électricité. Si on a à faire soi-même la coupe d’une branche proche d’une ligne électrique, il faut d’abord vérifier si la distance entre les deux dépasse 3 m.
  • Les précautions lors de la plantation de l’arbre. Planter un arbre dans son jardin requiert une distance règlementaire à préconiser par rapport à la ligne électrique. À titre d’exemple, un arbre dont la hauteur peut atteindre 5 m est à planter, en principe à 5 m d’elle.

L’essentiel à savoir sur élagage

L’élagage comprend la coupe et la taille de branches de tout type d’arbres notamment ornemental ou fruitier, de bois d’œuvre. Le suivi de la croissance des arbres, les soins en cas de maladie et la consolidation de leurs points de faiblesse sont classés parmi les attributions du professionnel d’élagage. À la campagne, la pratique de l’élagage en termes de taille est pratiquement inexistante, on laisse les arbres croître naturellement. C’est en ville, par l’existence des contraintes sécuritaires ou des besoins esthétiques que l’élagage dans le sens de taille est le plus courant.

Les raisons poussant à élaguer les arbres (bien que parfois controversées) sont nombreuses.

Si on met de côté le choix esthétique, on taille une partie d’un arbre ou on l’émonde ou on l’écime.

  • Par contraintes architecturales de la zone où il est implanté. Pour certaines localités, les arbres en bordure d’une avenue doivent avoir la même hauteur.
  • Par contraintes contextuelles et sécuritaires, un arbre qui présente un danger, car trop proche de la haie voisine, d’une route, des câbles électriques ou téléphoniques, un arbre qui laisse trop de feuilles mortes à ramasser sur la voie ou sur une place publique.
  • À cause des maladies contractées par l’arbre et pour maintenir sa santé. À ce propos, couper les bois secs, malades ou arrachés, peut contribuer à stopper le développement de la maladie. De même, alléger les ramures sur une branche malade est parfois nécessaire.
  • Quand on souhaite limiter l’ombrage qu’il produit. En effet un arbre qui pousse plus rapidement que les autres, peut nuire aux autres plantes, peut entraver la vue, cacher la lumière et l’apport de chaleur nécessaire à une piscine ou à une terrasse.
  • Quand l’arbre atteint un certain âge. Âge plus de 10 ans, un arbre doit être élagué tous les 2 ans, à plus de 20 ans, tous les 4 ou 5 ans, et tous les 10 ans s’il est plus âgé.

Quoi qu’il en soit, la taille constitue toujours une certaine agression pour l’arbre. Il ne faut le faire que lorsqu’il l’arbre constitue un risque sérieux pour ses alentours.

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